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Loire-Atlantique - 03-05-2013

Chasse : une réglementation
de plus en plus tâtillonne

Protection des espaces, périodes de chasse, régulation des nuisibles, et projet de création d'une réserve naturelle nationale sur l'estuaire de la Loire : la fédération départementale des chasseurs s'inquiète de cet empilement de textes.

Samedi dernier à Saint-Sébastien-sur-Loire, en présence de près de 400 participants, Raymond Guillaud a présidé sa dernière assemblée générale, après 19 ans passés à la tête de la fédération. Il a reçu la médaille de vermeil des mains d’Henri Sabarot, président de l'ONCFS (1). Ayant été pendant six ans auparavant administrateur, c'est un bail de 25 années qu'il a balayé dans son rapport moral. Il a rappelé les nombreuses actions mises en place par la fédération avec un objectif majeur : “Mieux gérer les espaces et les espèces et simplifier si possible la pratique et l'accès à la chasse.”


Non à la réserve nationale
de l'estuaire !

Raymond Guillaud a dénoncé à plusieurs reprises la “galaxie verdâtre” qui se félicite notamment du projet de réserve naturelle nationale de l'estuaire de la Loire. “Il s'agit d'un haut lieu de la chasse populaire et personne ne veut de ce projet : pas plus les propriétaires, les élus concernés que les usagers” a lancé le président. Il a alerté le Premier ministre sur ce projet dont les chasseurs contestent l'utilité, la Loire-Atlantique ayant déjà 25 000 ha de zones humides protégées.

“S'agit-il d'une mesure compensatoire au transfert de l'aéroport ?” a ironisé Raymond Guillaud. “Je le crains, car ce projet qui avance masqué depuis deux ans ne répond à aucun véritable impératif technique.” Autre sujet qui hérisse le poil des chasseurs : la création des trames vertes et bleues, ces corridors écologiques qui relient les espaces protégés entre eux. “Ces 400 000 ha supplémentaires de protections fortes, sans compter Natura 2000, c'est la remise en cause de la chasse au gibier d'eau en France.”

La fédération des chasseurs attend avec impatience l'arrêté préfectoral qui modifiera le schéma départemental de gestion cynégétique, qui arrivera à échéance en février 2014. Grâce à un avenant, ils espèrent pouvoir piéger les mustélidés (putois, martres et belettes) ainsi que piéger et tirer la pie sur l'ensemble du département.

Sangliers : le coût des dégâts explose

Pour la campagne 2011-2012, le coût des dégâts causés par le grand gibier aux cultures a enregistré une baisse significative de 25 %, représentant 137 338 euros financés exclusivement par les chasseurs. Le tableau de chasse a été supérieur à 2 000 sangliers. Mais pour cette saison qui s'achève le 30 juin, le coût des dégâts a explosé avec la flambée des cours des denrées agricoles, la multiplication des surfaces et le nombre de dossiers. La hausse de 30 % des surfaces de maïs sur le département conduit la fédération à revoir à la hausse l'estimation des dégâts. Elle a déjà versé 220 000 euros, ce qui se traduit bien entendu dans le budget.

Dany Rose, le trésorier, a présenté les comptes qui traduisent une situation financière saine. “L'exercice passé se conclut par un solde positif de 105 815 euros. Le budget primitif (hors dégâts) s'élève à 1,689 M€ et les deux tiers des recettes proviennent de la vente des timbres fédéraux.” a Compte tenu de la hausse prévisible des dégâts pour la saison en cours, l'assemblée a décidé de porter le prix du timbre à 67 euros (+ 1,50 €).

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