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Sarthe - 26-04-2013 - CZ

Quand les grosses affaires ne trouvent pas de repreneur

L'association des filières viande bovine sous label, EPAO, s'est inquiétée du déclin général de l'élevage bovin en France qui s'est accéléré ces derniers mois malgré l'embellie sur les prix.

La viande bovine connaît des cours 30 centimes plus élevés que l'an dernier mais la filière ne va pas mieux pour autant” lance en introduction Romuald Martin­, le président de l'EPAO. Les jeunes n'arrivent pas à s'installer et leurs aînés arrêtent sans avoir de successeurs. Chaque année le cheptel diminue. Mais comme la consommation di­minue parallèlement, les réponses nécessaires sont reportées à plus tard. Il y a maintenant urgence ; le monde change et il faut s'adapter. Chez Charal, on a compris que les abattoirs devaient se remettre en question : “Les consommateurs achètent des plats préparés. Le plaisir de manger a laissé la place à une alimentation fonctionnelle : on achète une quantité de protéines. Il faut donc trouver de nouveaux débouchés pour valoriser les morceaux nobles.” La boucherie artisanale est touchée ; le métier n'attire plus les jeunes. “Sur 18 jeunes qui entrent en apprentissage, il n'y en a pas deux qui envisagent de s'installer. Ils préfèrent le salariat en grande distribution.” Et les filières de qualité doivent faire face à un manque d'animaux inscrits sous label car leurs prix ont été rattrapés par le prix de cotation.


Installer en vaches allaitantes

“On ne maintiendra pas l'élevage si le revenu des éleveurs n'est pas revalorisé,” déclare Jean-Daniel Etiemvre. “Quand la viande était à 3 €/kg, on disait qu'elle était trop chère. Elle est aujourd'hui à 4 € et elle ne vend pas moins bien. Elle s'exporte même vers des pays où on l'achète à 7 €.” Un meilleur prix de la viande serait un encouragement. Sauf que si le prix de la viande monte, la valeur de reprise des troupeaux allaitants augmente aussi. Philippe­ Dagron, du collège négociant, estime qu'il “serait déjà facile de mieux accompagner les jeunes dans toutes les démarches administratives”. Mais un jeune installé a besoin d'être soutenu pendant les cinq à six premières années. Des pistes sont lancées : des contrats pour sécuriser le revenu sur ces premières années ? Pour convaincre les banques de s'engager un peu plus ? Annick­ Ricordeau, pour le Crédit Agricole­, répondait “qu'il fallait rester prudent, au risque de pousser des jeunes dans des situations non viables.”

Quant aux filières, Alban Chaumont­, de BFM, pointe “que si les éleveurs avaient signé des contrats l'an dernier, aujourd'hui ils perdraient de l'argent.” Les contrats à terme sont néanmoins la solution proposée par les fabricants d'aliment pour éviter les mauvaises surprises aux éleveurs. Le constat est que la filière viande bovine doit encore mieux s'organiser et cela ne pourra pas se faire sans la mobilisation des éleveurs.

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Catégories : Viande Bovins

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