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France - 26-04-2013 - FG

La filière monte dans les tours

Le 18 avril, une assemblée générale extraordinaire a évincé les dirigeants en place... Pour la laiterie située aux portes de Rennes, la politique a changé.

Pour Benoit Rouyer, chef du service Eoncomie au Cniel (interprofession), cela ne fait aucun doute: “Il y a des atouts à aller à l’export. C’est là que se passe la croissance la croissance économique”. Particulièrement en Chine. Certaines entreprises partagent cette vision des choses. “Le problème pour les laiteries qui n’exportent pas, poursuit-il, c’est qu’elles se retrouvent juste sur un marché de détails, face à la distribution...” Or, les négociations actuelles montrent bien les difficultés à parler prix avec l’aval.


Avantage aux produits secs

En 2012, la France a exporté pas moins de 430000 tonnes de poudres de lait (deux tiers de lait écrémé, un tiers de poudres grasses). Mais “la demande se fait de plus en plus sur les produits secs (plus faciles à transporter), précise Benoît Rouyer. Dès que l’on quitte l’Europe, il y a un gros dynamisme, dans les pays émergents. Ce sont surtout des pays asiatiques, donc, qui ne mangent pas de fromage. Mais ils sont, et resteront pour longtemps, déficitaires en produits laitiers, qu’ils doivent reconstituer.”

La demande est telle que la filière française ne craint plus la Nouvelle-Zélande qui ne pourra répondre, seule, à l’appétit de l’Asie, sécheresse ou pas. Mais là encore, cette vision est partagée.

Les tours de séchage poussent un peu partout. C’est vrai en France, mais aussi ailleurs. Le Cniel évalue ainsi le nombre de projets à une cinquantaine dans le Monde pour un montant global qui dépasse aujourd’hui les 2,5 milliards d’euros! “Soit le quart de la valeur des échanges mondiaux de produits laitiers secs!”


"Nous ne sommes les plus près"

La croissance asiatique appelle les fournisseurs. Et les prix qui flambent attisent sans doute les appétits. La sécheresse en Océanie, principalement, tire les prix: à 4000 euros, celui de la poudre de lait maigre frôle les records de 2007.

Méfiance toutefois, insiste-t-on du côté de Lactalis: “On peut connaître un revirement de la situation dans six mois”, glisse Claude Trévillot, directeur des approvisionnements. Surtout, note-t-il, “nous ne sommes pas les plus proches de ces marchés (Asie), et nous n’avons pas la même capacité que l’Océanie à écraser nos coûts. Il faudra aussi savoir si Bruxelles maintient à long terme les 40 ou 50 euros pour la production laitière... Sinon, ce sera cela en plus à trouver pour les comptes d’exploitation.” Ainsi, si l’industriel investit 40 millions d’euros dans une deuxième tour de séchage à Craon, “l’objectif n’est sûrement pas d’aller chercher des marchés poudre premiers prix”.

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