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Mayenne - 26-04-2013 - FG

L'écomusée de Brecé, toute une histoire...

Ce week-end ouvre pour six mois l’écomusée de Brecé. A travers l’histoire d’une époque, c’est une autre page qu’ont écrite les habitants de la petite commune.

Dans l’ancien presbytère, l’écomusée a redonné vie aux murs qui, transformés en logements locatifs, trouvaient difficilement preneur, explique Robert Goussin, le maire. L’église fait face, classée, datant du XVIIe siècle. Brecé est une petite commune (800 âmes), où les richesses du patrimoine ne manquent pas. Il faut suivre la Colmont pour s’en rendre compte. C’est ce que tente de faire découvrir l’association “Brecé, entre nature et patrimoine “, qui gère aussi le musée.


Le legs du couple Quinton

L’écomusée a lui-même sa petite histoire. Au départ, une bonne partie de la collection a été léguée par un couple d’anciens agriculteurs qui avaient constitué un petit musée de l’ancien temps, chez eux, dans un hangar. Solange et Albert Quinton ont entassé, par passion, des objets allant de la fin du XIXe siècle aux années cinquante. La démarche se cantonne d’abord à celle de collectionneurs. Puis, face à l’ampleur de leur “trésor” d’antan, ils la proposent à la vue de tous.

Hasard des événements, l’association “Brecé­...” est créée en 2010, un mois seu­lement avant que le couple ne décide de proposer le legs de sa collection à la commune­. Solange Quinton n’aura jamais la chance de voir l’ouverture de “son” musée, et pourra juste découvrir le lieu mis à disposition par la mairie. Albert pourra constater l’intérêt suscité par le travail de son épouse. Il sera à l’inauguration, en septembre 2011, à l’occasion des journées du patrimoine. Ce week-end-là, les membres de l’association n’en reviennent pas : 300 visiteurs ont fait le déplacement.

L’an dernier, ce sont 600 personnes qui ont poussé la porte, d’avril à octobre. “Il y a seulement trois dimanches, pendant lesquels nous n’avons vu personne”, indique Monique Grangé, la présidente de “Brecé, entre nature et patrimoine”. Ils sont une quinzaine de membres à offrir de leur temps, pour les visites. “Cette année, on a décidé de n’ouvrir que le quatrième dimanche, le jour où la messe se tient dans la commune.” Ils sont une vingtaine, en tout, à donner corps au petit musée. “Il a fallu 58 jours, au total, pour réaliser les travaux, casser des murs, faire réapparaître l’escalier et refaire des enduits à la chaux, pour redonner un cachet d’époque. Puis, pour installer l’exposition”, explique le maire, lui-même impliqué, avec sa femme. Artisans, agriculteurs, retraités... Chacun apporte ses compétences à l’œuvre collective. L’an dernier, un inventaire, selon la méthode des musées de France, a été réalisé : chaque objet, exposé ou non, a été recensé, photographié, avec l’aide d’Agathe Legros, directrice du musée archéologique de Jublains.


“Ça, je l’ai connu“

Les commentaires restent inspirés des textes de Solange Quinton. “On l’avait aussi enregistrée. “ Mais certains des bénévoles se rappellent eux-mêmes avoir connu ce qui a représenté la vie rurale jusqu’aux années cinquante. “Ça, je l’ai connu”, confie ainsi Robert­ Goussin, dans la pièce de vie reconstituée. Un lit dans le coin, près de la cheminée, dans une pièce unique, sur lequel est posé le “pousse drap”.

Parmi les vieux outils, l’ancien agriculteur se rappelle aussi comment on coupait les barges de foin, dans les greniers, et qu’on allait retiré à l’aide d’un crochet, sous les pans les plus exigus. Prenant une corne de bœuf taillée en creux, il mime la manière dont les paysans se servaient de la pierre “plongée dans du vinaigre ou du cidre, afin qu’elle soit toujours humide”, pour aiguiser leur faux. Des objets plus familiers (baratte, poussoir à saucisses, serpe, etc.) côtoient ceux oubliés depuis longtemps. “Ça, c’est un pile-ajoncs, montre du doigt Robert Goussin­. C’est typique de la région. C’est ce dont se servaient les gens, avant de voir l’apparition de la Vierge, à Pontmain... “ Au bout d’un long manche, une patte métallique :”On pilait le jonc pour le donner à manger aux chevaux. “ En face, une multitude d’objets rappellent combien les chevaux ont fait partie de la vie et de l’économie des campagnes. “On a du mal à le faire comprendre aux enfants”, raconte Monique Grangé. De la même manière que la “grande lessive”, qui “ne se faisait qu’une à deux fois l’année”... Ne sont d’ailleurs exposés que les linges nobles, ceux dont on prenait grand soin et qu’on ne sortait que le dimanche : “Les habits de travail, usés jusqu’au bout, étaient ensuite brûlés”.

Les enfants ont droit à un parcours spécifique, dans le cadre de sorties scolaires, suivi d’une visite à la ferme. L’histoire rurale leur est ainsi transmise, selon les thématiques choisies par les instituteurs. “On a fait le lait, de la vache jusqu’à la transformation à la ferme, indique Monique Grangé. Prochainement, ce sera le blé, du champ au moulin.” Un autre public va être sollicité, pour des visites de groupe: celui des maisons de retraite. Ces personnes connaissent l’histoire, mais la revivent à chaque (re)découverte des objets exposés.


www.brece.com

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