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France - 26-04-2013 - CE

"Il faut chasser les non-valeurs dans les filières animales"

Hubert Garaud est depuis le début de l'année le président du Pôle animal de Coop de France. Il réunit les coopératives impliquées dans les filières de la nutrition animale, de production avicole et de viande bovine, ovine et porcine, depuis l’organisation de producteurs jusqu’à l’outil d’abattage et de première transformation.

Avec la violence de la volatilité des cours des matières premières, les modèles économiques de nos coopératives ont du mal à absorber ces variations en six mois” lance Hubert Garaud, le président de Terrena. “En volailles, pas plus Gastronome que les autres n'échappe à cette règle et en 2012, aucun opérateur n'a gagné de l'argent avec la dinde. Prenons l'exemple du poulet où même au plus profond de la crise, on a trouvé les moyens pour redresser la situation.” 

La compétitivité des filières animales est un sujet crucial pour les coopératives françaises, qui emploient 30 000 salariés et réalisent un chiffre d'affaires global d'environ 20 milliards d'euros. “La priorité des priorités, c'est d'optimiser la filière, de l'amont à l'aval. Il faut sortir de la bagarre des prix bas, qui est dans notre pays une complainte permanente. Avec la grande distribution, il faut construire plutôt que combattre. La loi du plus fort, ça ne marche plus. L'industriel a besoin de visibilité et chaque maillon doit prendre son métier en main.” Au nom des coopératives, il va soumettre aux enseignes de la grande distribution deux propositions. D’abord, la multiplication du nombre de références. “Un abattoir spécialisé en poulet gère plus de 600 références et une usine d’aliments doit parfois travailler avec plus de 60 cahiers des charges. C’est un problème franco-français que nos voisins européens ont résolu depuis longtemps. Résultat : on ne peut pas optimiser les chargements. Si on agit sur ce point, 5 à 10 % de performances sont économisables. 2% de coûts logistiques économisés, c’est 20 M €.” 

 Deuxièmement, la rationalisation des commandes. “Diminuer le nombre de labels et simplifier certains cahiers des charges qui diffèrent parfois sur un seul point d'exigence. A Coop de France, on estime que l'application de ces propositions permettrait un retour économique compris entre 3% et 7% de baisse de charges selon les filières.” Pour l'organisation, le maintien d'une production sur le territoire est un gage de sécurité sanitaire et d'emploi, de qualité des produits et aussi de stabilité des prix. “Il faut chasser
les non-valeurs dans les filières animales”
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