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Mayenne - 26-04-2013 - FG

La Chambre dans l’après-2013

Première session de travail, pour la nouvelle équipe de la chambre d’Agriculture. Réforme de la Pac, conjoncture et avenir de l’élevage, et bilan 2012 étaient à l’ordre du jour.

La nouvelle présidente de la chambre d’Agriculture le réaffirme : la Mayenne a une vocation pour les productions animales. Florence Désillière reprend ainsi le leitmotiv de son prédécesseur, Claude Charon. “Le contexte météo catastrophique pour les cultures montre qu’en Mayenne, nous avons surtout des sols pour faire de l’élevage.” La végétalisation du département est quelque chose qu’il faut réfléchir plus avant, soutient la présidente, notamment lorsque “la morosité persiste dans les exploitations”. “Il faut plutôt travailler sur l’autonomie alimentaire des exploitations et les protéines que s’orienter vers les céréales.”


Pac 2014 : “Aucun système gagnant”

C’est dans ce contexte que l’économiste de la Chambre régionale, Pierre-Yves Amprou est venu présenter plusieurs scenarii pour la Pac 2014-2020. “Aucun système n’est gagnant. Ce qui montre bien que pour un département comme la Mayenne, ce n’est pas la Pac qui sauvera l’élevage, mais les prix rémunérateurs”, conclut Florence Désillière. Selon les productions et le scenario retenu, “les pertes seraient de 100 à 250 euros à l’hectare”.

Pour atténuer l’effet d’une perte de 30 % des soutiens européens, “la moins pire des solutions” serait une mise en place progressive de la convergence dans la constitution des soutiens européens, voit-elle. Avec “une convergence partielle sur 10 ans sur l’aide de base” mais aussi “une convergence progressive pour le verdissement” ; au­trement dit, “commencer à 10 % et pas 30 % tout de suite”.

Dans tous les cas, il faudrait le maintien des aides couplées. Une proposition qui émane des Pays-de-la-Loire verrait aussi une aide majorée sur les 50 premiers hectares fourragers. “Mais on a du mal à faire remonter cette proposition, même la Bretagne ne nous suit pas pour l’instant sur ce dossier”, confie Florence Désillière.

Environnement : “du mieux” mais pas assez

Présente pour cette première session, la préfète Corinne Orzechowski a pu redonner le sourire. “Il y a une amélioration, certes, mais à la marge”, constate Florence Désillière qui estime “nécessaire une adaptation de la directive nitrates et des règles environnementales en général”. Le seuil de pente pour les épandages serait ainsi rehaussé de 7  à 10 %, a “appris” la préfète aux élus de la Chambre : “On serait plutôt favorable à 15 %.”

Corinne Orzechowski a par ailleurs “rappelé son attachement à un travail conjoint et prospectif entre les services de l’Etat (DDT et DDCSPP) et ceux de la Chambre”. Florence Désillière lui a demandé que ce travail de concertation s’opère “plus en amont” afin que “l’expertise professionnelle de la Chambre” permette d’éviter “certaines aberrations observées ces dernières années”, tant au niveau de l’environnement que du foncier.

Budget. Daniel Foucher et Claire Garrot, qui siègent au nom de la Confédération paysanne, se sont opposés à certaines modifications budgétaires. “Le bureau demandait une ligne de fonctionnement allant jusqu’à 1 million d’euros. C’est un peu élevé pour de simples ajustements. Cela revient à leur faire un chèque en blanc.”

De même, les deux élus n’ont pas voté en faveur de l’allongement de deux enveloppes destinées à la FDSEA, au titre de son accompagnement juridique auprès des collectivités (PLU, etc.) et auprès des nouveaux installés (abstention sur ce poste). Des montants de 20 000 euros chacun. “Si les besoins augmentent à ce point-là, on est en droit de se demander si la Chambre n’a pas vocation à créer son propre service juridique”, glisse Daniel Foucher.

Pollutions aux PCB. Dans un tout autre domaine, la Confédération paysanne met en cause la position prise par le représentant de la Chambre au Coderst relatif au dossier Aprochim, qui avait lieu le jour même de la session, position “non concertée avec l’ensemble des élus” consulaires. Ivan Leclerc ayant voté en faveur de la poursuite de l’activité de l’usine de Grez-en-Bouère selon l’orientation prise au bureau. “Si on ne peut même pas avoir un débat de fond sur un sujet comme celui-là, qui concerne le territoire, peut-on parler de démocratie ?” interrogent les militants.

La situation financière de la Chambre est “saine”. Le résultat est positif de 60 000 euros. La nouvelle présidente élue rappelle n’y être encore pour rien. Le directeur Thierry Lanau, arrivé au cours du mandat précédent, qui a vu l’absorption de l’EDE et de l’Adasea , explique l’opération de “ventilation” effectuée ces dernières années, afin de faire face “au désengagement de l’Etat de 400 000 euros”. Résultat obtenu sur la base des fonds propres.

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