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Mayenne - 19-04-2013

Ramon abat 65 000 poulets par jour

L’abatteur emploie 200 personnes sur son site de Javron-les-Chapelles. En 2010, il a investi près de 9  millions d’euros dans la découpe, le froid et l’extension des bâtiments.

Quai d’embarquement. Les poulets arrivent après moins de deux heures de route. Dominique Ramon, le directeur général, en fait une priorité. “On estime que les poulets perdent 0,1 kg par tranche de 10 km, au-delà de 30 km ; et peut-être plus. C’est aussi mieux pour le bien-être animal.” Pour l’entreprise, cela limite la gestion des incidents de la route (pannes, etc.) éloignés du nord-Mayenne, et favorise la productivité des salariés.

L’usine de Javron traite principalement du poulet, mais peut aussi s’adapter aux canards ainsi qu’aux poules. L’autre abattoir de la famille Ramon, Sofral, à Lassay-les-Châteaux, est davantage consacré aux dindes, pintades, coquelets, et à quelques poulets label. Ce deuxième site emploie 100 personnes.


La loi du bien-être

Les poulets sont décaissés dans l’obscurité, là aussi, pour le bien-être animal, et “limiter le stress”. Dans une cage, pour éviter de courir après les poulets qui leur échapperaient, huit accrocheurs suspendent les volailles sur la ligne. Un poste qui nécessite aujourd’hui d’avoir un certificat... pour la gestion du bien-être animal. “Vous aussi, on vous le demandera”, lance Dominique Ramon à des éleveurs en visite.

Les oiseaux piaillent encore, avant de tomber dans un bain électrique qui les anesthésie. La ligne poursuit sa route, dans une autre salle, pour l’échaudage puis la plumaison mécanique. Avant la phase de vidage et d’éviscération. Dans l’usine, “seules quatre personnes sont réellement confrontées à la vue du sang”, comme ici, au contrôle des carcasses.

Au ressuage, un poulet standard va passer deux heures dans le froid. Le cahier des charges impose 6 heures pour un poulet label. Ensuite, les carcasses entrent dans “la cathédrale”. L’abattoir, créé en 1995, a été modernisé en 2010. L’entreprise a investi 4 millions d’euros dans une découpe automatique Stork, et un peu plus dans les infrastructures et le froid. Le site est déjà paré pour accueillir le double de production et tourner en 2x8. Environ 2 500 m2 offrent une vision d’espace aux quelques employés encore en poste sur les tâches qui ne sont pas encore automatisées ; la finition des filets, par exemple.


Rien ne se perd

A la découpe, chaque sous-produit est récupéré. “Tout est valorisé, sauf le sang.” La demande mondiale amène même à certaines incohérences. “Actuellement, au prix mondial, une cuisse de poulet n’est pas mieux valorisée qu’une aile”, explique Dominique Ramon. Le site permet du stockage en congelé. “En moyenne, on est à 300 tonnes.” Mais en ce moment, c’est plutôt le double.

Le gros de la main-d’œuvre, c’est à l’emballage et au conditionnement. Les étiquettes de près de dix marques sont apposées à la main, marques de grande distribution ou de grossistes. Certains employés brident les volailles entières à froid. Puis au bout de la chaîne, les commandes sont réparties par palette. Et c’est reparti pour un tour.

Cela n’a pas eu lieu à Nantes à la restitution des rencontres régionales avicoles, mais en Mayenne, en présence du sous-préfet. Ramon a signé le premier contrat d’Avenir (3 ans) de l’Agroalimentaire régional. Ces contrats sont vantés par le Gouvernement. Pour l’entreprise, c’est aussi un moyen d’intégrer des jeunes et d’assurer le renouvellement du personnel. “Ce n’est pas toujours simple dans nos secteurs très ruraux.” La jeune fille, embauchée pour un poste à l’emballage, aura droit à des formations internes et externes.

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