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Pays de la Loire - 19-04-2013 - FG

L’Afdi mise sur les femmes pour développer l’agriculture

L'association régionale “Agriculteurs français et développement international” a organisé son assemblée générale sur la question de la femme dans les pays du Sud.

La Mayenne, qui ac­cueillait l'assemblée générale régionale, est le dé­par­tement qui compte le plus de jeunes. Comme un peu partout aujourd'hui dans les organisations, le renouvellement est difficile. “Les jeunes viennent aider, mais de là à s'engager davantage… Ils n'ont pas beaucoup de temps pour prendre des responsabilités. Et les problématiques (traitées par l'Afdi) sont très complexes” relève Stéphane Guiouillier. “Certaines personnes vont changer”, anticipe pourtant Marcel Briffaud, président d'Afdi Pays-de-la-Loire. L'association est en année élective. Mais le nombre de prétendants fait que le Vendéen devrait être reconduit à la présidence, “pour la dernière fois”, précise-t-il.

Les élections ne sont pas “le plus important” insiste Marcel Briffaud. Il rappelle les deux conventions signées avec les partenaires (250 partenaires soutiennent l'action au Burkina-Faso­ d'Afdi Pays-de-la-Loire). Cela permet de soutenir deux fédérations, la Fepab (15 unions, 1 642 producteurs) et la FNGN (600 adhérents) à mettre en place des formations et des organisations de paysans (OP).

L'Afdi ne prend jamais position pour influencer l'orientation ou l'organisation des paysans qu'elle accompagne. Toutefois, le rôle des femmes y est mis en avant­. C'était d'ailleurs le thème de l'assemblée générale, à Laval.

Diversités d'un même pays

Les femmes sont sans doute plus intègres et orientées vers l'avenir, pour le bien de leurs enfants, que les hommes, reconnaît Hamadou Zerbo, agriculteur et maraîcher dans la province de Kénédogou, dans la région des Hauts-Bassins. Mais il existe des cultures très différentes dans un même pays, interpelle-t-il. “A l'ouest ou au nord du Burkina, ce n'est pas la même chose. Au nord, les hommes n'ont pas la même vision de leurs filles que chez nous. Pour eux, c'est déjà une étrangère puisqu'elle partira un jour (par le mariage). Les informations sont donc transmises entre hommes alors que ce sont les femmes qui doivent prendre les décisions.”

Il faudra pourtant bien trouver des adaptations pour développer l'agriculture du pays, comme ailleurs. Le monde est en mutation. “60 % de la population active se trouve dans les territoires du Sud, rappelle Marcel Briffaud. Il faut donc favoriser le maintien d'agricultures familiales, afin de préserver d'un exode massif des nouvelles générations vers les villes, semblant à court terme de jours meilleurs.” Sa pensée va notamment aux enfants des paysans. “Si on ne maîtrise pas cet exode, on s'expose à créer 2 milliards de chômeurs supplémentaires d'ici 20 ou 30 ans : est-ce que notre monde sera capable de gérer cela ?”

La problématique vient aussi de la reconnaissance du métier de paysans­. “Chez nous, c'est un statut, au Sud, c'est un état.” L'Afdi a d'ailleurs lancé une campagne de communication 2013 sur ce thème.

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Catégories : femmes

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