• Suivez-nous :

accueil
Loire-Atlantique > L’Apli peine à remobiliser
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Loire-Atlantique - 19-04-2013

L’Apli peine à remobiliser

“Les gens ne sortiront plus. Il n'y a plus de motivation dans les campagnes, on arrêtera en silence” a lancé un producteur, au cours de l'assemblée générale de l'Apli 44, jeudi 11 avril à Grandchamp-des-Fontaines.

Le moral n'est pas au beau fixe dans les campagnes et l'Apli, comme les autres organisations de producteurs laitiers, n'échappe pas à la règle. La forte mobilisation vécue en 2010 semble lointaine. “Etes-vous prêts à vous mobiliser ?” demande le président de l'Apli 44, Denis Pageau, à ses collègues. “Notre but à tous, c'est de vivre du fruit de notre travail” rappelle-t-il. “La méthanisation à la ferme arrive : on n'acceptera pas que le lait devienne une production annexe.”


Des aides pour l’élevage, un prix du lait rémunérateur

“Aller bloquer les préfectures, comme le fait la FNSEA, ça ne sert à rien” a lancé André Lefranc, le président de l'Apli nationale. “Il y a eu une grosse pression pour qu'on ne soit pas invités à la table ronde du 8  avril. Actuellement, on fait le tour des régions et on a décidé d'une grande action nationale, le 25 avril à Paris.” A force de ténacité, les promoteurs de l'Office du lait ont pourtant réussi à se faire accepter au ministère de l'Agriculture dans les réunions qui planchent sur l'après-quotas. Son président, Paul de Montvalon, accuse : “Il faut faire des OP transversales, par bassin, seul moyen pour obtenir la régulation. Tout le monde le dit, sauf la FNSEA qui n'en veut pas !”

Même la perspective d'être payés cet été 360 €/1 000 l ne rassure pas les producteurs. “Tout le monde va produire mais collectivement, on va devenir quoi ?” poursuit André Lefranc. “Quel que soit le système, les coûts de production ont augmenté l'an dernier de 35 à 45 centimes. Et sachez que Leclerc et Système U connaissent votre coût de production au centime près.” A Terrena comme à la laiterie Saint-Père, on fait en ce moment des avances de prix remboursables à l'automne. “On nous prête de l'argent qu'on a refusé de nous donner avant” ironise un producteur. “Les industriels jouent la montre. Ils parient sur une hausse naturelle du prix du lait, liée au marché, pour se désengager de leurs responsabilités” enchaîne un autre.


“On a fait des choses tous ensemble”

Gérard Durand, secrétaire national de la Confédération paysanne, a rappelé que c'est tout l'élevage qui est au bord du gouffre. “La flambée des matières premières ne touche pas que les producteurs de lait. La quantité de production animale recule partout (- 5 % à - 7 % selon les secteurs) et on assiste à un phénomène de basculement général. La FCD propose 2 centimes sur le lait de consommation, mais ça ne concerne que 10 % des volumes et ça ne s'applique que pendant trois mois. On demande 3 centimes sur tout le lait produit”.

“Depuis deux ans, on a réussi à faire des choses ensemble (Confédération paysanne, OPL et Apli) et c'est en rassemblant très large qu'on y arrivera” rappellent André Lefranc et Paul de Montvalon. Mais la mobilisation est retombée. Dans la Manche, 1 000 producteurs avaient fait une promesse d'adhésion à France milk board mais au final, seul un tiers a adhéré.

Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services