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Pays de la Loire - 19-04-2013 - FG

Les éleveurs demandent aux élus 
et entreprises des négociations commerciales

A Laval, la mobilisation du 12 avril pour sensibiliser les élus à la grande cause de l'élevage s'est voulu “bon esprit”. Mais le ton pourrait changer dans les prochaines semaines, si les différentes tables rondes ne donnent rien d'immédiat et de concret.

Vendredi 12 avril, devant la préfecture de Laval, une petite ferme est installée. Sur la paille, une vache, des porcelets, des chèvres, des poules, etc. Pour signifier que l'élevage est “cause nationale”. Derrière les drapeaux syndicaux de la FNSEA et de JA, des dizaines d'agriculteurs (ils seront une bonne centaine à passer et se relayer entre 10h et 16h) écoutent les élus politiques locaux qui, tour à tour, promettent leur soutien au monde de l'élevage. Des conseillers généraux, les sénateurs, les trois députés. Premiers arrivés, Guillaume Chevrollier (UMP) puis Sylvie Pichot (PS) expliquent défendre les dossiers agricoles dans le même sens, en dépit de leurs appartenances politiques différentes. “Dans les territoires ruraux, on n'est pas des causeux, mais on saura se faire voir pour demain”, reprend l'élue de la majorité, en réponse à Philippe Jehan, qui souligne le lien entre vie des territoires et nombre d'exploitations.


“Au moment où l'on parle de seuil de pauvreté”, Samuel Gouel invite les politiques à “faire le tour des productions, pour comparer”. L'autre co-président de JA53, Benoît Faucon, regrette que la France soit “le pays où les répercussions de prix soient les plus difficiles, notamment en porc”. “Il faut des lois de marché justes et que les producteurs soient bien payés, pour participer à la création de richesses et d'emplois”, poursuit-il.


“Tout n’est pas dans les mains de l’Etat”


“J'entends la détresse des éleveurs, mais il ne faut pas dire que tout est dans les mains de l'Etat : les entreprises fixent les prix, et il y a l'organisation des filières”, insiste Guillaume Garot. Le ministre délégué à l'Agroalimentaire est là aussi. “Je ne veux pas que les négociations commerciales reprennent comme en 2012-2013, trop déséquilibrées.” Il réaffirme que la réforme de la LME (loi de l'économie et du commerce) sera en lecture le 18 juin. Elle devrait permettre “d'intégrer la volatilité des coûts de production” et que les distributeurs “en tiennent compte dans la constitution des prix de vente”.


“Les éleveurs ne pourront pas attendre l'année prochaine”, l'interpelle avec colère Mickaël Guilloux, de la section porcine. “Le prix au cadran continue de baisser et les producteurs hésitent à vendre leur porcs au marché, parce qu'ils n'ont plus confiance dans certains outils (Gad) qui risqueraient de ne pas les payer demain.” Les changements de règles vont dans le bon sens, selon lui, mais “cela reste des annonces, et cela reste très flou”.


“On a perdu 20 euros par porc depuis décembre”


Pour l'heure, si toutes les enseignes de la distribution sont “bloquées” dans les négociations, Philippe Jehan prévient les élus que la FDSEA53 “n'attendra pas de mot d'ordre national” pour manifester. Face aux transformateurs, en ces périodes où les travaux peuvent reprendre, “la mobilisation est plus difficile, mais rien ne vous empêche (agriculteurs) de bloquer des camions dans les campagnes pour mettre un coup de pression”, lance le président de la FDSEA53.


“On a perdu 20 euros par porc depuis décembre”, indique Mickaël Guilloux. “Les producteurs de volailles ont l'impression de payer le rachat des entreprises” (Doux Laval par LDC), dit Philippe Jehan. “Il faut une hausse du prix du lait tout de suite, prévient Alain Aveneau, président du groupement Lactalis de Fougerolles. L'entreprise propose une avance de trésorerie de 15 euros, mais cela représente 450 euros pour un quota de 30000 litres par mois…” Lactalis chiffre sa proposition à 15 millions d'euros. “On préfère un meilleur prix. Par rapport au prix et à l'évolution des charges depuis un an, il faudrait une hausse de 50 à 60 euros/1000 litres.” Le débat continue.


Les éleveurs en nombre devant la préfecture du Mans


La journée de mobilisation nationale, lancée par la FNSEA et JA, en faveur de l'élevage s'est traduite en Sarthe par une action pacifique, le 12 avril, devant la préfecture au Mans. Les agriculteurs visaient la Grande Distribution accusée de ne pas tenir ses engagements de répercuter la hausse des charges sur les produits vendus en magasin. Mais, par de là, il s'agissait d'interpeller élus et concitoyens sur la place des éleveurs et plus largement de l'agro-alimentaire dans l'économie locale. 




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