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Porc - 12-04-2013

Pour des mâles entiers, 
la question reste entière

elevages //// L’arrêt de la castration des porcelets sera une réalité d’ici 2018. Comment réduire alors les odeurs sexuelles dans la viande ? Plusieurs pistes sont à l’étude.

Une déclaration interprofessionnelle des acteurs européens a acté l’arrêt de la castration des porcelets pour 2018. Cela répond aux préoccupations sociétales sur le bien-être. “En Europe du Nord, on a assisté à une campagne médiatique forte de la part des welfaristes” explique Michel Bloc’h, président de l’UGPVB (1). Pour les éleveurs, il ne s’agit pas forcément d’une contrainte. Elever des porcs entiers ouvre même des perspectives positives avec des gains de performance, une baisse des coûts d’alimentation et un travail facilité. Mais deux conséquences interrogent. Tout d’abord, les problèmes comportementaux des mâles, plus agressifs. Et surtout, la crainte de perdre les consommateurs à cause d’une odeur plus forte de la viande. “C’est un sujet dont on parle beaucoup, mais sur lequel on a peu d’information” constate Soraya Nicolle, une étudiante du lycée agricole de Laval, qui organisé une réunion d’information sur le sujet avec trois consœurs, le 25 mars. “Les gens se positionnent déjà pour ou contre, alors que tout est en balance. Les solutions sont à l’étude.” Effectivement, on peut s’opposer à la castration, mais si cela éloigne les consommateurs, il n’y aura même plus d’éleveurs… Alors, oui, les solutions sont à l’étude. Les acteurs de la filière sont à pied d’œuvre, à différents niveaux.

Le nez humain ?

La sélection génétique, d’abord. “On travaille sur nos lignées. Avec le piétrain, utilisé à 90 % en France, on est bien situé” explique Guillaume Naveau, de Gène +. “Mais même avec une bonne génétique, on pourra déboucher sur deux lots différents” poursuit son homologue Thierry Bellec, d’ADN. “Il y a des effets environnementaux, liés à la propreté de la case, à la formule des aliments, etc.” C’est pour cette raison qu’il faut pouvoir détecter les viandes à mauvaises odeurs à l’abattoir. Les abattoirs nordiques (Vion, Tönnies) utilisent la technique du nez humain (2). De la même manière, la Cooperl a commencé à produire des mâles entiers depuis deux ans. Michel Bloc’h (Triskalia) n’est qu’à moitié convaincu : “Le nez humain n’est pas assez fiable pour détecter les odeurs. S’il y a une erreur de détection, il y a un risque vis-à-vis du consommateur. Je souhaite qu’on avance sur des études collectives. Le projet Drosme (3), mené dans le cadre du pôle de compétitivité Valorial, porte sur des outils technologiques de détection de ces odeurs sexuelles à l’abattage. C’est un projet sur plusieurs années.”

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