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France - 05-04-2013 - FG

La filière volaille française va-t-elle devoir revoir ses modèles de contrats ?

Parmi les chantiers qui s’ouvrent dans la filière avicole, celui des contrats. Les industriels expriment leurs difficultés par “la fin d’un système”. Ils ne “peuvent plus” préserver les éleveurs des variations des matières premières.

La filière a besoin d’évoluer, dit le patron de l’abattoir Labrouche (Eure). “Nous ne sommes pas nécessairement en crise, mais à la fin d’un système”, pointe Gérard Sarreau. Si on sait combien coûte à produire un poulet en France, une flambée des matières premières ne peut être maîtrisée. La relation entre producteurs et abatteurs pourrait donc évoluer. Isabelle Leballeur s’y prépare, dans certaines limites. “Il ne faut absolument pas remettre en cause le fondement des contrats en aviculture, avertit la représentante professionnelle (Cravi, CFA, GIE Elevage, etc.). Sinon, on risque de se retrouver dans la même situation que les producteurs de porc”, moins protégés, avec “des prix de marchés qui ne veulent plus rien dire, au regard des charges en élevage”.


Inciter à la performance

L’Itavi planche déjà sur de nouveaux leviers de compétitivité, qui pourraient être régis par les contrats. L’institut technique a épluché et tenté de classer par catégories ces textes qui lient industriels et producteurs de dinde et de poulets de chair, en France [voir tableau]. Une étude menée auprès des deux tiers de la production française (9,7 millions de m2 de bâtiments). Toute analyse s’avère cependant “difficile” conclut l’Itavi, du fait de “la diversité et la complexité des contrats utilisés sur le terrain”, propres à des stratégies d’entreprise.

L’étude tente en priorité de répondre à cette question : “Le système est-il suffisamment incitatif à la performance?” C’est “en théorie” l’une des “trois grandes fonctions”que doit présenter un contrat, avec une assurance contre les risques (sanitaire, prix, marchés, etc.) et une réduction des coûts de transaction. La complexité revient à déterminer “si la performance est le fait du propriétaire des oiseaux (l’éleveur mais parfois aussi l’organisation), de la conduite d’élevage ou des intrants (produits alimentaires, sanitaires) pour mener à bien un lot”, souligne l’ingénieure Pascale Magdelaine. Malgré la diversité de contrats, ces facteurs n’y sont jamais mentionnés. Il faudrait prendre en compte l’âge des bâtiments et les investissements réalisés qui conditionnent en partie les résultats technico-économiques.

L’Itavi cherche aussi quelle pourrait être la “part variable” dans de futurs contrats: l’investissement de l’éleveur pourrait en faire partie, la situation économique, les marchés, ou la qualité aussi. “Là, il faudrait que les GMS achètent la qualité à un prix qui ne soit pas fixe pour prendre en consFidération les efforts entrepris par la production pour acheter les aliments, la génétique, etc.”, précise Pascale Magdelaine. Autrement dit, insiste Isabelle Leballeur, “cela implique que les entreprises soient plus offensives pour défendre leurs prix face à la grande distribution”. Car “s’il faut peut-être rendre les contrats plus dynamiques, plus flexibles”, ce n’est pas pour qu’au final, “les efforts des éleveurs soient répartis entre les GMS et les abattoirs”.

Pascale Magdelaine évoque aussi la notion de rendement, “comme en viande bovine, avec des catégories en fonction du poids, des carcasses, de la proportion de filets”.


En Bref...


Quels contrats chez les concurrents européens ?

L'Itavi va se pencher de plus près sur les contrats en usage chez les voisins très dynamiques. “Les Allemands, sait déjà Pascale Magdelaine, n'ont pas de contrats à façon : les éleveurs achètent les animaux et les aliments. Tous les deux mois, il y a négociation sur les prix de reprise. Ainsi, la hausse des aliments est répartie entre éleveurs et abatteurs.”Les Belges ont, eux, un modèle davantage soumis aux marchés. “Cela ressemble un peu au MPB” (marché du porc breton).


L'Ukraine se sent pousser des ailes

Dans la filière œuf, l'ouverture du marché européen à l'Ukraine, sidère [lire édition du 8 mars]. Alors que les producteurs terminent les mises aux normes imposées pour les poules pondeuses, l'UE ouvre la porte à un pays qui “n'a pas achevé sa procédure d'approbation de lutte contre les salmonelles”. Les groupements ont déjà décidé de freiner, pour éviter une surproduction qui les conduirait à vendre à perte.

En 2013, les entreprises ukrainiennes ont programmé le doublement de leurs ventes de poulets à l’étranger .Les capacités d'exportations passeraient ainsi de 81000 t à environ 150000 t. Le Moyen-Orient mais aussi l'UE sont les cibles priviélégiées.

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