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à “s'adapter” à la concurrence
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Pays de la Loire - 05-04-2013

Gaevol Ouest invite ses éleveurs
à “s'adapter” à la concurrence

Même s'il reste dynamique, le groupement affilié à Glon-Sanders tire le même constat qu'ailleurs : la filière française subit les assauts de ses concurrentes européennes.

Pour l'assemblée générale de Gaevol Ouest, Sanders avait choisi d'aborder le bilan carbone des transports de volailles. Pour les producteurs, il y avait d'autres priorités. “Les importations, en frais comme en congelé, viennent de plus loin”, commente Jean-Yves Guérot, président de la section. “En Allemagne, la taille des abattoirs a doublé depuis 2006”, glisse le directeur Stéphane Athimon.


Les investissements face aux importations

“En restauration hors foyer, la part des importations a doublé”, explique Emmanuel Boulay, de SNV La Chapelle-d'Andaine… “Et 13 % de la découpe en frais se trouve aujourd'hui directement en magasin. C'est très nouveau, et cela provient surtout d'Allemagne, des Pays-Bas et de Belgique, ainsi que de la Pologne, un peu.” Les abatteurs reprennent tous le même discours : “Nous sommes sur un marché européen. Il va falloir s'y adapter.” Un travail sur le poids et les saisies est demandé. L'animateur de la section, Jean-Yves Falaise, annonce l'organisation d'échanges entre producteurs, accouveurs et abatteurs. L'aspect technique est également mis en avant. “Nous allons travailler sur les souches et l'intérêt de certains investissements.”

Les producteurs ont déjà investi 4,7 millions d'euros dans 120 000 m2 de bâtiments : “60 % des investissements sont récents. En 2012, 20 % du parc a été rénové. Cela représente 109 000 euros d'aides de la part de Gaevol Ouest”, indique Jean-Yves Falaise. Trois constructions ont été réalisées et deux nouvelles installations sont en cours. Mais cela s'arrêtera là, regrette Jean-Yves Guérot. Les autres dossiers seront bloqués, du fait de “la mauvaise passe” de la filière.


Un besoin de rotations

La situation est partout la même. La filière doit gérer ses stocks. S'ils se tassent en dinde, ils sont plus élevés qu'en janvier  2012 en poulet de chair. L'explication : les coûts de production se sont “envolés”. Pour les abatteurs, “il reste une bataille à mener” pour en faire admettre une partie par les enseignes de la grande distribution. La situation ne devrait pas pouvoir durer. Le constat est le même du côté des producteurs. “Les vides sanitaires sont longs, et les gens espèrent que l'arrivée du beau temps va améliorer les choses”, rapporte Jean-Yves Guérot. Mais les mises en place effectuées pour une commercialisation lors de la semaine du 8 mai restent “modérées”. Or, remarque le président, “si les marges par lot, dont on nous parle tout le temps, sont très importantes, les rotations le sont aussi”.

Les trésoreries ne profitent plus de la régularité de la production. Et une clause jamais appliquée jusqu'ici, dans la section Ouest, a été activée : une amputation de 5 euros la tonne de vif produite, justifiée par le contexte tendu.

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