• Suivez-nous :

accueil
Maine-et-Loire > Maine-et-Loire : le quota dépassé, le lait a été jeté
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Maine-et-Loire - 05-04-2013 - Antoine Humeau

Maine-et-Loire : le quota dépassé, le lait a été jeté

Les trois associés du Gaec des Oiseaux, à Landemont (Maine-et-Loire), ont dépassé leur quota. Ils ont dû jeter leur excédent de 10 000 l, faute d'entente avec leur laiterie Lactalis qui les incitait vivement à signer un contrat.


Ils avaient bien reçu un courrier en décembre dernier les informant qu'une pénalité leur serait appliquée s'ils dépassaient leur quota. Un montant de 0,2866 euro par litre de lait produit au-delà des 2 % de rallonge de quota laitier. Mais les trois associés du Gaec des Oiseaux n'osaient y croire, estimant que c'était peut-être du bluff. 


Mais le 26 mars, quelques jours avant la fin de campagne laitière, leur laiterie, Lactalis a appelé pour les informer qu'ils avaient atteint leur quota de 717 945 litres. “Ils nous ont dit qu'ils arrêtaient de venir nous collecter jusqu'au 1er  avril”, témoigne Laurent Couilleau, un peu stupéfait d'autant que “la France est en sous réalisation de 5 %”. Seule solution pour le Gaec, signer un contrat avec la laiterie.


“C’est du pur chantage”


Le lendemain du coup de téléphone, un représentant de la Lactalis vient les voir sur l'exploitation : “Il nous a dit que si on signait, ils viendraient collecter notre lait dès le soir même, c'est du pur chantage”, estime Laurent Couilleau, qui lui a aussitôt répondu : “Si tu signes un papier comme quoi tu t'engages à nous payer 400  euros la tonne l'année prochaine, je signe tout de suite ton contrat.”


Pour les trois éleveurs (non syndiqués), cette pratique de la laiterie n'est rien d'autre qu'un moyen de pression pour inciter prestement les éleveurs à signer des contrats. Ils étaient de toutes les actions pour réclamer des hausses du prix du lait, depuis 2008, avec l'Apli. Alors pas question de signer quoi que ce soit aujourd'hui. 10 000 litres de lait ont donc fini dans le caniveau, avant que le camion de la laiterie ne revienne dans la cour de la ferme, le 1er  avril.


Ils déplorent aussi qu'il y ait des différences de traitement entre producteurs : “Il y a trois groupes : les contractualisants, ceux qui signent le papier prévoyant des pénalités en cas de dépassement, et ceux qui, comme nous, ne font rien.” Ils se disent en colère “sur le principe”, et “d'accord avec le maintien des volumes, mais en désaccord avec des pratiques et ce traitement”.


Antoine Humeau


Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services