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 dès le prochain trimestre”
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Bovins lait - 29-03-2013 - CE

“On veut une hausse du prix du lait
 dès le prochain trimestre”

Stéphane Le Foll, qui a clôturé le congrès des producteurs de lait, vendredi dernier à Nantes, a été interpellé par des délégués mécontents venus de toute la France. Ils exigent la réévaluation de leur revenu dès maintenant.

"Nous sommes pris en étau entre le prix du lait et la hausse exceptionnelle de nos charges” a rappelé au ministre Thierry Roquefeuil, président de la FNPL. “Il est temps de redonner de l'oxygène à nos élevages, et pour certains, de les sauver.” Plusieurs fois interrompu pendant son discours, le ministre de l'Agriculture n'a pas fait d'annonce fracassante. Il a promis une enveloppe de 20 millions d'euros aux nouveaux installés et récents investisseurs, dans le cadre d'un redéploiement des aides du 1er pilier permis pour cette année par la Commission. Ainsi que 4 M€ pour le secteur caprin. “La même aide de 20 millions sera affectée aux éleveurs allaitants” a précisé Stéphane Le Foll. 


Contractualisation : étape par étape

Autre gros chantier sur la table, la contractualisation. “Je m'appuierai sur les conclusions issues des groupes de travail menés depuis trois mois” a expliqué le ministre de l'Agriculture. “Nous allons mieux protéger les JA et équilibrer les clauses en incluant, comme dans la LME, une obligation de révision des prix quand les indicateurs de prix des matières premières fluctuent fortement.” Pour répondre à une demande insistante des producteurs, une table ronde entre les trois familles (producteurs, transformateurs et distributeurs) sera réunie sur le sujet début avril.

La question du partage des marges était aussi au cœur des travaux du congrès. “Si la LME a bénéficié à quelqu'un, ce n'est certainement pas à la distribution” a lancé sous les huées Mathieu Pecqueur, chef du service agriculture et qualité à la FCD. “Les marges des distributeurs n'ont cessé de baisser, ce qu'on ne peut pas dire de celles de la transformation.”


Des producteurs pris
en étau

La distribution rejette l'idée de faire payer au consommateur le prix des variations des matières premières sur le marché mondial, même si cette répercussion ne représenterait que 2 à 3 centimes par litre de lait. Pourtant le P-DG de Système U, Serge Papin, a pris les devants en redisant que son groupe n'y était pas opposé. Le patron de Leclerc lui a emboîté le pas.

“Si ça n'est pas au consommateur de payer quelques centimes de plus pour compenser les écarts de charges, alors c'est à qui ?” a interrogé le trésorier de la FNPL, André Bonnard. “Les transformateurs nous disent : ce n’est pas de notre faute et on ne peut rien faire car le législateur nous l'interdit. Il faut sortir de ce double langage.”

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