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Bovins viande - 29-03-2013 - FG

Les éleveurs prennent 
les commandes de BFM

Le label Bœuf fermier du Maine se réorganise. Pour affronter un nouveau contexte, l’aspect politique laisse place à plus d’implication des éleveurs.

C’est la démission du président François d’Aubert, qui a succédé à feu Michel Nicolas en 2006, qui a initié les choses. Le départ de la directrice, Emmanuelle Dupont, cet été, les a précipitées. La conjoncture a aussi joué son rôle, pour entrer dans le vif du sujet. Depuis sa création, l’association a toujours eu des hommes politiques aux manettes. Un moyen de faciliter les dossiers: label Rouge ou création de marques et de produits. Emmanuelle Dupont pilotait ensuite les dossiers, sans que les éleveurs ne soient toujours aux avant-postes. Elle n’est pas remplacée, et les enjeux ont changé : l’heure est moins au développement des marchés qu’au maintien des points de vente et à la sécurisation de la production.


En quête d’animaux

L’activité accuse une baisse de 13 % par rapport à 2011 ; la labellisation d’animaux représentant la moitié des animaux abattus. Ce fléchissement est général à la filière bovine. Chez BFM, “elle est due essentiellement à un manque d’animaux durant le dernier semestre, avec une baisse très marquée au mois de septembre”. Ce qui est plus inquiétant, ce sont les inscriptions d’animaux en chute de 23 %, ce qui crée “une incertitude sur la fréquence des abattages”. Autre bémol, la perte de débouchés pour le steak haché label Rouge, suite au retrait d’un acheteur ; mais cela reste la demande la plus régulière, avec huit équivalents carcasses par semaine.

Point positif, en revanche : 100 animaux de moins ont été déclassés en 2012. “On peut expliquer cela par une amélioration de la qualité des carcasses et une meilleure maîtrise de l’alimentation des éleveurs”, du fait de la charte sur les Oméga3 notamment.


En quelques semaines, près 50 ct de hausse

Pour affronter le contexte volatil, les éleveurs sont appelés à remettre la main à la pâte. Mais pas que : “Le but est que les gens de tous les horizons travaillent en collaboration. Les éleveurs, les abattoirs, les fabricants d’aliments, que tous on se sert les coudes, y compris entre éleveurs, pour retrouver le niveau de production”, insiste le nouveau président, Mickaël Croiseau.

Trois commissions sont ainsi mises en place : l’une pour gérer la structure, une autre pour la communication, une troisième pour la gestion de la production. Cette dernière devra trouver des équilibres pour préserver les marges des différents acteurs de la filière BFM. Moins concernés par les hausses de prix en 2012, les animaux de catégories supérieures manquent désormais. Par deux fois, au 1er février puis là, au 1er avril, les grilles de prix du label ont été réévaluées. “On essaie de maintenir à peu près au même niveau la grille de prix. Mais quand les prix prennent 5 ct en une semaine, on est obligé de s’aligner”, explique Alban Chaumont, animateur de l’association. Un travail “de transparence” pourrait être mené pour expliquer ces prix aux consommateurs. Le risque est, en effet, de voir partir des bouchers. Alors que ces réévaluations successives sont “un appel du pied pour faire venir de nouveaux éleveurs”, insiste Mickaël Croiseau.

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