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France - 29-03-2013 - Christian Evon

Thierry Roquefeuil (FNPL) : “Les transformateurs doivent aussi prendre en compte nos difficultés”

ILS EN PARLENT

Thierry Roquefeuil est producteur de lait dans le Lot. Il a présidé la semaine dernière à Nantes son premier congrès de la FNPL.


"Nous avons multiplié les alertes auprès de la puissance publique, des GMS et des entreprises, et les actions sur le terrain se sont renforcées” a-t-il dit à l'adresse de Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture. “Nos acheteurs nous disent qu'ils se heurtent à la surdité de la distribution, lesquels clients nous affirment comprendre­ nos problèmes mais que la concurrence est loi et que leurs marges sont faibles comparées à leurs fournisseurs.”

Dans les semaines qui viennent, les producteurs vont retourner voir les GMS... Avec un message peut-être moins “pacifique” qu'avant. “Nous sommes très sensibles aux aléas des marchés et une nouvelle crise comme celle de 2009 serait destructrice. Avant la fin des quotas, il nous reste peu de temps pour trouver tous ensemble les moyens d'éviter un éventuel tsunami. Il serait alors trop tard pour envisager d'éventueles aides exceptionnelles.”

Le président de la FNPL a aussi exprimé ses craintes sur la convergence des aides Pac. “Elle peut avoir des effets bénéfiques aussi bien que destructeurs. Globalement­, elle représente une perte nette pour les éleveurs laitiers puisqu'un tiers d'entre eux perdrait 100 €/ha, voire beaucoup plus. Pour qu'ils soient maintenus dans nos territoires et bénéficient d'une juste répartition des soutiens, une aide couplée à la vache laitière est la seule vraie réponse” insiste Thierry Roquefeuil. Pour mémoire, l'aide directe laitière, avant qu'elle ne soit découplée, représentait plus de 235 € /animal. Il a d'ores et déjà encouragé Stéphane Le Foll à aller plus loin que le taux de 12% de recouplage obtenu la semaine dernière en conseil des ministres. 

Sur le verdissement enfin, il s'est montré ferme. “Ne rajoutons pas de couches supplémentaires par plaisir. C'est inadmissible que les prairies permanentes, qui sont une contrainte pour l'élevage, ne soient pas considérées comme une culture. Cela revient à dire aux éleveurs aujourd'hui que s'ils ont des prairies permanentes, des prairies temporaires et du maïs, ils vont devoir labourer pour faire des céréales ?”

Christian Evon

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Catégories : Production laitière

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