• Suivez-nous :

accueil
Actualité-Politique > France > S. Le Foll : 44 millions d’euros pour l’élevage laitier, allaitant et le lait de chèvre
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

France - 29-03-2013

S. Le Foll : 44 millions d’euros pour l’élevage laitier, allaitant et le lait de chèvre

ELEVAGE

Les jeunes éleveurs laitiers recevront en 2013 une aide directe de 20 millions d’euros, a annoncé Stéphane Le Foll lors de l’assemblée générale de la FNPL le 21 mars. Un montant équivalent sera consacré à l’élevage bovin allaitant et 4 millions d’euros pour les producteurs de lait de chèvre. Loin de se satisfaire de cette annonce, les producteurs de lait s’en sont pris directement à la distribution, qui refuse de répercuter les charges des agriculteurs sur les prix à la consommation. FNSEA et JA préparent des actions syndicales dans les semaines à venir pour faire plier les GMS.


"J’ai dégagé pour 2013 une enveloppe de 20 millions d’euros pour les jeunes installés et les récents investisseurs", a annoncé Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, lors de l’assemblée générale de la Fédération nationale des producteurs laitiers (FNPL), le 21 mars. Ce montant sera distribué proportionnellement au quota laitier des exploitations éligibles. 4 millions d’euros supplémentaires seront consacrés à la filière caprine. De plus, les éleveurs de bovins allaitants recevront eux aussi un soutien équivalant à 20 millions d’euros. Toujours pour les récents installés.


Une annonce qui a reçu un accueil glacial de la part des producteurs de lait réunis à Nantes en assemblée générale. Pris à la gorge par des charges durablement en hausse et un prix du lait qui tarde à se redresser, ils n’ont cessé de le marteler pendant l’assemblée générale : l’urgence est à la réévaluation des revenus des producteurs. Le président de la FNPL, Thierry Roquefeuil, en a directement appelé à la responsabilité de la filière : "Je le dis à nos entreprises de transformation et aux grandes enseignes de distribution : nous voulons, dès le prochain trimestre, une traduction concrète (des charges) sur le prix du lait !"


Producteurs et distributeurs refusent de céder


Mais les transformateurs n’augmenteront pas le revenu des éleveurs sans répercuter cette hausse sur la distribution. Et la distribution s’y refuse. "Si la LME a bénéficié à quelqu’un, ce n’est certainement pas à la distribution", a plaidé, sous les huées des éleveurs, Mathieu Pecqueur, chef du service agriculture et qualité à la FCD (Fédération des entreprises du commerce et de la distribution). "Les marges n’ont cessé de baisser pour les distributeurs, ce qu’on ne peut pas dire des marges de la transformation", a-t-il continué. Et il est toujours hors de question pour la distribution de faire payer au consommateur le prix des variations des matières premières sur le marché mondial, même si cette répercussion ne représenterait que 2 à 3 centimes par litre de lait. "Le consommateur ne veut pas débourser un centime de plus ", croit Thierry Pecqueur, " et sans consommateur il n’y aura plus de producteurs", a-t-il tenté de menacer. 


Mais pour les producteurs, cette politique pourrait rapidement se retourner contre la distribution. "A long terme, la filière va aller mieux parce que les Chinois vont acheter plus cher", rappelle André Bonnard, trésorier à la FNPL. "C’est à vous de choisir, a-t-il interpellé, acceptez une hausse du revenu, ou les transformateurs se tourneront vers la Chine". Et cette fois, la fédération attend un engagement concret de la part de la distribution. "Lorsque nous sommes allés les rencontrer en région pour négocier une hausse de leur prix d’achat, tous les distributeurs nous ont dit “ok si tout le monde le fait”, raconte André Bonnard, avant de préciser que ces mêmes distributeurs rigolent sous cape en disant “ça ne pourra pas se faire car il s’agit d’une entente commerciale”. "Il va falloir arrêter avec ce double discours", a-t-il asséné.


Des actions syndicales en préparation


"Il faut mettre un peu de raison et de bon sens dans ce que la distribution nous assène quotidiennement", a, de son côté, tenu à raisonner Xavier Beulin, président de la FNSEA. Et seule la révision de la LME permettra de mettre un terme au système mafieux "mis en place par la grande distribution, a-t-il attaqué. La centrale agricole prépare des actions syndicales dans les jours et les semaines qui viennent" pour que les éleveurs puissent retrouver un revenu décent le plus rapidement possible. 


Même mouvement chez les Jeunes Agriculteurs. "Nous projetons des actions syndicales à l’encontre des GMS", a annoncé Jérôme Chapon, vice-président des JA, sous les applaudissements des éleveurs présents à l’assemblée générale. Thierry Roquefeuil, lui, a directement interpellé le ministre pour qu’il organise "dans les prochains jours une table ronde nationale avec la filière et le commerce afin d’examiner les modalités concrètes qui doivent nous permettre d’atteindre (une répercussion des charges sur le prix du lait)". Stéphane le Foll s’est donc engagé à "réunir début avril une table ronde entre les producteurs, les transformateurs et les distributeurs à ce sujet".


Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services