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Sanitaire - 15-03-2013

Schmallenberg est bien là, mais la maladie reste mal connue

Observations communes du GDS et de vétérinaires : les avortements sont en hausse, cet hiver. De nombreux symptômes signalent la présence de Schmallenberg, un nouveau virus à mieux suivre.

Le virus de Schmallenberg est bien là. Après la première vague l'an dernier, suite à laquelle 26 cas positifs ont été relevés en laboratoire, en Mayenne (1), une deuxième vague touche les élevages de bovins et d'ovins. Depuis le mois de novembre, les vétérinaires observent une augmentation, voire une accélération ces dernières semaines, du nombre d'avortements causés par cette maladie.


Des déformations caractéristiques

C’est l’un des symptômes les plus visibles et les plus conséquents du virus de Schmallenberg. Les fœtus extraits avant terme, parfois par césarienne, présentent des déformations caractéristiques : pattes avant longues et recroquevillées, colonne vertébrale déviée, mâchoire inférieure plus courte.

Toutefois, chez les gestantes comme chez les autres animaux adultes, “la maladie peut passer inaperçue”, reconnaît Pierre Kaufmann, président du GTV53 (groupe technique vétérinaire). Les vaches adultes infectées peuvent être repérées par de la fièvre et une chute de production laitière. Les bovins peuvent aussi souffrir de diarrhées ou de toux. Mais il faut être attentif : “L’épisode clinique ne dure que quelques jours. Les animaux récupèrent rapidement l’appétit ainsi que leur niveau de production”, précise le vétérinaire. A l’inverse, le mouton adulte ne présenterait “aucun symptôme”.

Deux scénarios sont possibles, poursuit Pierre Kaufmann : soit il y a une stabilisation de la maladie puis une diminution progressive du nombre de cas, soit il y a une augmentation du nombre de foyers et une extension géographique.


La remontée des données indispensable

Découverte en 2011 aux Pays-Bas et en Allemagne, la maladie est encore largement méconnue. De ce fait, les éleveurs ne pensent pas forcément à appeler leur vétérinaire pour déterminer la cause d'un avortement, malgré le profil très caractéristique du fœtus. Pourtant, souligne Marie-Hélène Guilbert, du GDS53 (groupement de défense sanitaire), c'est en analysant et en déclarant chaque cas de Schmallenberg que les connaissances et les moyens de lutter contre cette maladie progresseront.


Les éleveurs hésitent aussi à payer les 19,35 euros HT nécessaires à l'analyse de sang envoyée en laboratoire. Les vétérinaires ne seraient quant à eux pas tous assidus pour remplir et retourner les fiches commémoratives utilisées pour suivre l'évolution de la maladie au niveau national. Pourtant, insiste Marie-Hélène Guilbert, ces deux éléments sont indispensables pour permettre aux éleveurs les plus touchés (+10 % du cheptel) de prétendre au processus d'indemnisation. “La procédure d'indemnisation est plus complexe que pour la FCO” (fièvre catarrhale), relève-t-elle. “Déclarer les avortements et analyser les fœtus permet aussi de surveiller d'autres maladies, en particulier la brucellose dont les frais d'analyses sont pris en charge par l'Etat”, insiste la vétérinaire du GDS.

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