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France - 01-03-2013

Vers l’étiquetage volontaire de l’origine des viandes

Pour une volonté nationale d'aller vers un étiquetage volontaire de l'origine des viandes dans les plats préparés.

"Il y a une mobilisation de l’ensemble des acteurs des filières viandes qui ont dépassé la question des intérêts individuels pour l’intérêt collectif “, a déclaré Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, le 21 février à la sortie d’une réunion entre les pouvoirs publics et les professionnels de la filière viande pour améliorer la traçabilité des produits à base de viandes. 

Tous les acteurs de la filière étaient présents : les éleveurs, les abatteurs-découpeurs, les charcutiers-traiteurs, les industriels et la distribution. Les échanges portaient sur la démarche volontaire de l’étiquetage de l’origine des viandes en France, rapporte Jean-Michel Serres, président de la Fédération nationale porcine (FNP), précisant que le consensus dans la filière n’était pas si évident. 

Les éleveurs et les abatteurs-découpeurs ont toujours été pour l’étiquetage national, explique Guy Hermouët, vice-président de la Fédération nationale bovine (FNB). Ils ont été rejoints par d’autres. Les éleveurs, représentés par la FNB, et les consommateurs, représentés par l’UFC-Que Choisir parlent d’une même voix : “ Alors que la méfiance des consommateurs grandit, nous demandons au gouvernement de permettre la mise en place de l’étiquetage de l’origine des ingrédients pour tous les produits à base de viande “. La distribution s’est aussi engagée à la mise en œuvre de l’étiquetage au cours de la réunion du 21 février. Un engagement de taille car, comme le souligne la FNB dans un communiqué, “ la grande distribution et les entreprises spécialisées en plats cuisinés, ensemble, sont les véritables donneurs d’ordre en la matière “.

Concrètement, on attend que les logos VBF (viande bovine française), VPF (viande porcine française) et Volailles de France fleurissent sur les emballages.


Réticences de l’industrie

Reste les industriels. Les entreprises les plus réticentes a priori sont les plus grands groupes qui s’approvisionnent en partie à l’étranger. Ces industriels-là y vont à reculons en ramenant la question de la compétitivité dans le débat, selon Guy Hermouët. 

Invité sur France Inter, Jean-Pierre Fleury, secrétaire général de la FNB, a lancé à Jean-René Buisson, président de l’Ania : “ On atteint les limites du système. Et il faut arrêter de dire que passer aux approvisionnements français, ça coûte plus cher. Au grammage de viande, l’impact sur le consommateur est de 3 à 5 centimes sur le produit final…et peut-être moins avec le lien de la proximité “. S’agissant de la transparence totale pour les consommateurs, Jean-René Buisson ajoute une autre limite que le prix : “ Les produits intègrent parfois de 10 à 12 ingrédients. Il est techniquement difficile de mettre l’origine de tous les ingrédients “. 

Face aux mastodontes de l’industrie agroalimentaire, les petites et moyennes entreprises (PME), selon Jean-Michel Serres, n’ont rien à perdre à s’engager dans une démarche volontaire de l’étiquetage de l’origine des viandes.

Petits ou grands, les industriels de l’agroalimentaire n’auront d’autre choix que de répondre à la demande de leurs principaux clients : la distribution. D’autant que, selon la FNB, 90% du marché des plats cuisinés est fait par Findus, Picard et les MDD (marques de distributeurs) qui se sont engagés dans la démarche volontaire d’étiquetage.


Consensus franco-allemand

Guillaume Garot explique que la démarche française ne peut être que “ volontaire “, la France ne pouvant obliger les industriels à retravailler leurs étiquettes sans une réglementation à l’échelle européenne.


Dispositions concrètes

Au-delà de la question de l’étiquetage, les ministres de la Consommation, de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire ont annoncé les mesures concrètes qui vont être mises en place rapidement.

En fait ilne s’agit que de deux groupes de travail sont mis en place : l’un se concentrera sur la transparence et l’information du consommateur (étiquetage promotion des démarches VBF, VPF et Volailles de France). 

L’autre planchera sur l’amélioration des garanties en matières de traçabilité et de qualité : une charte pour prévenir les fraudes et par l’amélioration de la composition des minerais de viande. “ Les résultats sont attendus dans un mois “, rappelle le ministre de l’Agroalimentaire guillaume Garot.

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Catégories : Sanitaire Viande

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