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Porc - 22-02-2013 - Frédéric gerard

L’effritement d’un pilier de la Bretagne

En une semaine, deux affaires ont mis un coup de projecteurs sur la filière du porc français. “Entente illicite” et risque de fermeture d'abattoirs témoignent du séisme que craint toute une région.

Après la filière avicole, c'est au tour de la filière porcine de donner des signes inquiétants de fragilité. La spécificité bretonne est à nouveau mise à mal. “Les premiers plans sociaux annoncés illustrent la perte de compétitivité de notre bassin”, note le CRP, qui en appelle aux ministres Batho et Le Foll (respectivement à l'Ecologie­ et à l'Agriculture) pour freiner ce déclin [lire en page 3]. Le groupe Gad a annoncé son intention de se placer en redressement judiciaire. Au total, près de 1 700 emplois sont menacés, avec la fermeture de deux sites d'abattage dont la reprise ne semble intéresser personne. Ce ne fut déjà pas le cas lors d'un processus de cession, fi­na­lement abandonné en 2011. Cette filiale de la coopérative Cecab et du groupement Prestor n'est jamais parvenue à trouver sa rentabilité. Seule l'entreprise Aubret semble apporter quelques résultats convaincants. Ce troisième site, situé à Saint-Mars-la-Jaille en Loire-Atlantique, produit un quart des lardons en France.


Visions différentes

“L'industrie des viandes françaises a un genou à terre”, prévient le Sniv-SNCP (syndicat de l'industrie et du commerce des viandes). Les difficultés des abattoirs seraient liées à leur manque de compétitivité, vis-à-vis de leurs concurrents allemands et espagnols. La baisse de production porcine, en Bretagne particulièrement, laisse craindre un dangereux déclin. L'agroalimentaire breton emploie 78 000 personnes. “On n'a jamais vu ce secteur aussi malmené. Si l'agroalimentaire flanche, c'est toute la région qui risque d'être désertée”, redoute Louis Baron, secrétaire général de l'union régionale CFDT. Représentants de salariés et de producteurs ne voient pas les solutions de la même manière. Quand les premiers appellent à “une politique stratégique à long terme pour le porc” les seconds prônent l'allégement des contraintes pour favoriser le maintien de la production, principal moteur de l'économie de la filière, à leurs yeux. “D'ici à 2014, la baisse de production va atteindre 10 % de la production régionale. A ce rythme, c'est l'équivalent de trois outils d'abattage qu'il faudra fermer” assène le CRP. Les élus locaux paraissent démunis.


Un plan peu attendu

Aux grands maux, les grands remèdes. Le Gouvernement annonce la mise en place d'un plan de restructuration, ou de “sauvetage”, du secteur porcin. Mais le mal est peut-être trop profond, et le remède pourrait ne se résumer qu'à un cataplasme. “Ce n'est pas de là que devrait venir la grande lumière”, réagit un responsable. Sceptique, comme beaucoup, sans stratégie claire de la part du Gouvernement, qui en plus, ne dispose d'aucun levier financier : les caisses publiques sont vides... D'autre part, les patrons d'entreprises du secteur ne sont pas habitués à se laisser guider leur politique d'investissement.

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Catégories : Porcs Viande

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