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Loire-Atlantique - 22-02-2013 - Christian Evon

L'emploi en Cuma, force de l'agriculture départementale

Avec presque 200 salariés en CDI employés par 74 groupes sur 192, le mouvement Cuma fait de la Loire-Atlantique le premier département employeur de main-d'œuvre.

La moyenne est de 2,6 salariés par Cuma employeur mais avec une grande disparité : de 1 salarié jusqu'à 16. Dans les dix ans à venir, entre 250 et 350 actifs devraient quitter le métier chaque année sur les exploitations de polyculture élevage. “L'enjeu principal sera d'attirer vers les divers métiers de l'agriculture : élevages bovin et porcin, filière des agroéquipements, etc. Avec les publics en reconversion professionnelle, vous allez devoir renforcer votre capacité à former des publics éloignés de l'agriculture” a expliqué Marc Le Jallé, chargé de mission emploi et orientation à la Chambre.


“La problématique de main-d'œuvre sur nos exploitations, l'élevage qui est menacé par le prix des céréales et aussi le nombre d'heures effectué chaque jour avec en saison des journées à rallonge font que c'est une chance d'avoir de la main-d'œuvre en Cuma” a expliqué Jean-Luc Saffré, administrateur de la section, face à 180 personnes réunies en assemblée générale le 13  février à Aigrefeuille-sur-Maine.


Des attentes différentes

Les témoignages ont mis en lumière la diversité des situations rencontrées ainsi que des vécus différents. Les attentes des acteurs, employeurs ou employés, ont été précisées. “Il faut des adhérents motivés pour que les salariés le soient aussi” a lancé Yvonnick Deniaud, salarié de la Cuma de Saint-Joseph, à Bouvron. Chauffeur-mécanicien depuis 15 ans, il est responsable des sections ensileuses et moissonneuse-batteuse au sein de sa Cuma. “Nous travaillons pour la même cause que les agriculteurs. L'ambiance est déterminante : si les adhérents sont mobilisés, cela aura une forte influence sur notre motivation au quotidien” insiste Yvonnick Deniaud.

André Beurier, président de la Cuma des Volontaires (Nort-sur-Erdre) depuis 2012, a présenté la réflexion engagée dans son secteur autour de l'entretien du matériel. “Depuis plusieurs années, par manque de temps, cette tâche était confiée à un prestataire extérieur. Aujourd’hui, elle est réalisée dans le cadre intercuma par un salarié d’une Cuma voisine. L’avantage du salarié, c'est qu’il est spécialisé dans son domaine de compétence. Il assure ainsi une prestation de qualité à un coût bien inférieur à celui des concessions locales” explique André Beurier.


“Le salarié doit comprendre ce que tu attends de lui”

Agriculteur à Saint-Père-en-Retz et président de la Cuma du Littoral, l'une des plus importantes du département (950 000 € de CA, 6,5 ETP chauffeurs mécaniciens), Emmanuel Prud'homme a expliqué comment s'organise la fonction d'employeur. “Nous sommes trois membres dont deux administrateurs : un qui est le responsable des salariés et moi-même. Chaque année, nous organisons des entretiens collectifs et individuels des salariés. Il faut se faire respecter et être crédibles, dans le sens où toute décision prise doit être appliquée.”


Emmanuel Prud'homme a suivi des formations au management. “Il ne faut pas laisser traîner les problèmes. Il faut savoir agir vite et cadrer quand c’est nécessaire. Cadrer, ça veut dire clarifier. Etre souple ne veut pas dire se laisser monter sur les pieds.”

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