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Grandes cultures - 22-02-2013

Maïs sous plastique, une technique en évolution

Le constructeur Samco développe une technique de maïs sous film. Samuel Shine, créateur et directeur de la firme, est venu en Mayenne échanger avec les agriculteurs, pour recueillir les avis des utilisateurs.

Le créateur de Samco, Samuel Shine, était un entrepreneur de travaux agricoles irlandais. En 1994, après une année froide et pluvieuse, il a expérimenté le semis de maïs sous film. Au fil des ans, il a amélioré cette technique, construit les prototypes de machines, monté une usine de plastiques en Chine. Il continue de se développer, relayé dans le Sud Mayenne par les établissements Dutertre (Ampoigné) avec l'entreprise Chazé (La Boissière). L'an dernier, un semoir 6-rangs a été mis en service. 250 ha ont été récoltés en Mayenne et dans les départements limitrophes.


Jeudi 14 février, avant que ne démarre la troisième campagne, une quinzaine d'agriculteurs de la Mayenne et de la Sarthe ont échangé avec Samuel Shine, présent pour la première fois, et son représentant français 
Rodolphe Daval. Le constructeur a rappelé l'intérêt de sa technique : le film plastique fonctionne comme une serre qui limite les risques de gel et protège les semis de la battance. La levée est meilleure, plus précoce. Le maïs se développe plus, “parce qu'il profite pleinement des jours les plus longs de juin” rappelle Rodolphe Daval. Au final, on a de meilleurs rendements : de 3 à 6 t de matière sèche en plus. Certains ajouteront au calcul l'intensification de la production qui libère des surfaces pour d'autres cultures.


Remontées de terrain

Les résultats sont toujours séduisants sur le papier. La réalité vient mettre son grain de sel. Cette rencontre avec les utilisateurs est un moyen pour le fabricant d'entendre les remontées du terrain. Les rouleaux de plastique interrogent : il a fallu plus de deux rouleaux à l'hectare, contrairement aux années antérieures. La principale explication, selon Samco, est qu'en passant du semoir 4-rangs à 6-rangs, l'écartement a été réduit, de 80 cm à 75 cm. Il y a donc plus de rangs à l'hectare. Par ailleurs, “il n'a pas fait chaud cette année pour le semis, le plastique était plus dur à étirer”.


Le désherbage
 en question

Quant au désherbage, “c'est le talon d'Achille” admet Rodolphe Daval, puisqu'il est difficile d'intervenir une fois la bâche mise. Les conditions d'implantation sont cruciales. Il préconise un travail du sol préalable le plus fin possible, juste avant de passer le Samco, avec un traitement. “D'après notre expérience sur le secteur, nous conseillons à l'agriculteur de faire un passage supplémentaire préalable, avant le Samco” précise Hervé Tison. Aux critiques sur la quantité de phytosanitaires épandue, Rodolphe Daval répond que si on ramène la matière active au nombre de tonnes sorties, ce n'est pas si élevé. De plus, les maïs plus grands “captent beaucoup plus de CO2”.


L'impact écologique reste un questionnement. Un agriculteur demande si le plastique est bio-dégradable. Ce n'est pas le cas. “Cela viendra, mais le problème c'est le prix. Aujourd'hui, ça coûte 400 euros/ha, contre 260 euros avec notre plastique oxo-dégradable. Cela dit, au bout de deux ans, nos plastiques sont dégradés.”

Ces remarques contribuent à faire évoluer la technique. Par exemple, les nouveaux semoirs vont être modifiés pour éviter qu'ils projettent de la terre sur la bâche du rang voisin.

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