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Mayenne - 15-02-2013

“La bio se développera par des projets de territoire”

En 2012, les bio ont réfléchi au moyen de passer à une grande échelle de production. C’est la question qui anime l’Ambition bio 2017 initiée par Stéphane Le Foll. Julien Adda présentera les premières conclusions au Civam Bio de la Mayenne le 25 février.

L’agriculture bio réfléchit à sortir de sa niche économique et opérer un changement d’échelle. Un défi qui s’inscrit dans le projet du ministre, Ambition bio 2017. Cette question taraude les instances bio depuis un certain temps. Il y a deux ans, la Fédération nationale d’agriculture biologique avait constaté : “Les gens nous respectent, nous comprennent. Maintenant, comment faire pour passer de 4 à 20% de la SAU ? Comment nourrir les villes?” raconte Julien Adda. “On peut suivre le même chemin que le monde conventionnel, à la fois efficace et terrifiant. Mais un système où tout est concentré, inégalitaire dans la répartition de la valeur ajoutée et où le producteur est le maillon faible, on n’en veut pas.” Alors, quoi ?


Economie, acteurs, territoires

“On a associé les chercheurs et les paysans. Comment créer une économie agro-alimentaire durable et équitable ?” En observant des exemples de réussites, ils ont dégagé un modèle qui s’appuie sur un triptyque : projet économique, territoire et acteurs. Les trois sont liés, “on pose la question de la gouvernance. Cela va au-delà de la répartition de la valeur ajoutée dans la filière. On implique la notion de territoire”. Il cite l’exemple de la Biovallée dans la Drôme. Les élus voulaient protéger l’eau. “Le service environnemental rendu par l’agriculture bio justifie que les collectivité nous soutiennent”. Cela a été le cas, mais il a fallu organiser la transformation et la commercialisation locale. Cela a été possible grâce à une dynamique de territoire.


Priorité aux zones de captage

“On va voir en quoi ce modèle peut être développé pour des filières longues, pour les villes”. Les deux leviers sur lesquels comptent les bio sont les zones de captages prioritaires, et le soutien de l’Etat. “Pour protéger l’eau, soit on réglemente, soit on fait des propositions aux agriculteurs”. Et pour produire (bio), il faut un marché. “L’Etat peut s’engager via la commande publique pour la restauration collective”. On ne compte qu’1% de SAU en bio en Ile-de-France, mais “35% de la SAU est en zone de protection de l’eau. Elle pourrait être prioritaire pour des conversions en bio. Cela impliquera de passer de la monoculture en polyculture-élevage et maraîchage. Mais les Parisiens n’ont pas besoin de manger du blé toute la journée!”


Pour lui, la proximité entre producteur et consommateur est primordiale. “Les producteurs bio ne doivent pas imiter les conventionnels et se mettre à produire 1000 ha de carottes. Les modes de commercialisation doivent changer, il n’y a pas que les GMS”. Ils réussiront par “une diversification de l’offre : un produit localisé, avec de nouveaux goûts, différenciés (yaourt au lait de jument). Si c’est pour faire les mêmes yaourts que les marques distributeurs, ils ne se vendront pas mieux”.


http://nouvelleeconomiebio.blogspot.fr/

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