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France - 15-02-2013

Les méthodes cavalières des fraudeurs inquiètent consommateurs et éleveurs

La fraude à la viande de cheval repose le problème des contrôles et de la traçabilité

La crise due à la présence de viande de cheval dans des plats cuisinés censés être au bœuf repose le problème de la traçabilité et des contrôles dans une filière aux multiples intermédiaires. “Le fournisseur de l'usine luxembourgeoise (de Comigel, N.D.L.R.) est le groupe français Poujol (holding de tête de la société Spanghero, N.D.L.R.). Celui-ci a acquis la viande surgelée auprès d'un trader chypriote, qui avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas, ce dernier s'étant fourni auprès d'un abattoir et d'un atelier de découpe situés en Roumanie”, a déclaré le 9 février le ministre français de la Consommation, Benoît Hamon. 

La multiplication des intermédiaires engendre une confusion telle qu'elle risque de provoquer de gros problèmes, a déclaré le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. Presque toutes les principales enseignes de distribution françaises ont procédé à des retraits, qu'ils soient de marque Findus, première société concernée, ou de marque de distributeurs. Il s'agit de lasagnes, cannellonis ou spaghettis bolognaises, moussaka, hachis parmentier, vendus dans les magasins Auchan, Casino, Carrefour, Système U, Cora, Monoprix, Picard.


La mention de l’origine

L’étiquetage de l’origine des viandes, actuellement en vigueur pour les viandes fraîches pourrait s’étendre aux viandes transformées. François Hollande a conseillé d’acheter des produits labellisés “viande bovine d’origine française”, tout en précisant que ce “n’est pas parce qu’il y a des comportements qui ne sont pas acceptables, ... que nous devons jeter le discrédit sur une industrie agroalimentaire française de grande qualité et encore moins sur les éleveurs”.


La filière viande et poisson sous contrôle

Les membres de la filière ont été convoqués dès lundi au ministère de la consommation pour faire le point de la crise. A l’issue la filière viande et poissons, grossistes et importateurs, était sous contrôle pour toute l’année 2013. Les pouvoirs publics entendent ainsi intensifier les contrôles sur les approvisionnements, la transformation et la commercialisation. Les pouvoirs publics procéderont à des contrôles dans les GMS à partir d’un échantillonnage de produits. En outre, le système d’alerte et l’autocontrôle par les entreprises devront être renforcés : “une viande achetée à un prix inférieur au prix du marché doit être un indicateur pour le système d’alerte”. Des contrôles pourraient utiliser la technique de l’ADN, plus coûteuse mais plus fiable, pour détecter l’origine des viandes.  


Xavier Beulin, président de la FNSEA a souligné qu’il s’agissait non pas d’un problème sanitaire mais bien d’une fraude, “avec malheureusement des gens qui se comportent comme des truands”. Les minoritaires s’indignent du manque de contrôle à l’égard de la transformation...

“La Coordination Rurale est indignée qu’une telle tromperie envers le consommateur puisse avoir été mise en place”. La CR souligne “qu’il est anormal qu’on exige des éleveurs une transparence pointilleuse et sans faille alors que les intermédiaires et les industries agroalimentaires agissent à leur guise !”.

Pour Philippe Collin, porte-parole de la Confédération paysanne, l’affaire Findus “montre bien que les contraintes sur les éleveurs sont inutiles et efficaces”. “C’est extraordinaire qu’on impose aux éleveurs le puçage électronique de leur bétail, et que de l’autre côté on laisse passer du cheval pour du bœuf”. La Confédération paysanne appelle donc les pouvoirs publics à renforcer la traçabilité des produits et à mettre en place un étiquetage plus efficace.

 ... Pas assez de contrôle non plus, pour le Snispv

le Syndicat national des inspecteurs en santé publique vétérinaire (Snispv) pointe lui le problème de la baisse des contrôles effectués dans le premier établissement destinataire. Le syndicat rappelle par ailleurs les lacunes de l’autocontrôle. “un juste équilibre doit être rétabli entre autocontrôles et contrôles officiels”.

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