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Maine-et-Loire - 01-02-2013 - Antoine Humeau

Trois frères, 110 Montbéliardes et une autonomie complète

ELEVAGE LAITIER BIO

Ils sont trois frères, de 21 à 31 ans. Au Gaec Perrault, au Lion-d'Angers, leurs parents élevaient déjà des Montbéliardes. Quand les deux premiers se sont installés, en 2007, ils n'ont pas souhaité changer de race. Une race “rustique, qui convient bien au pâturage et qui ne nous cause pas de problèmes sanitaires”.


Pour sécuriser le système, le Gaec, déjà équipé jusque-là d'un séchoir à bottes, a investi en 2007 dans un séchoir de foin en grange : 320 000 €, 450 000 si l'on rajoute le matériel de fenaison. “C'est impératif d'avoir son propre matériel, parce qu'il faut être réactif, quand on se lève le matin on ne sait pas forcément si on va faucher.” 


Ils étaient autonomes en énergie jusque-là, ils le sont maintenant aussi en protéines. Les coupes sont faites à partir du 15 avril. Il faut juste avoir une fenêtre de 48 à 75 heures de beau temps. La fin du séchage se fait donc en grange. Sur les 190 hectares de l'exploitation, 140 sont en prairies (dont luzerne). Le séchage en grange permet d'obtenir un foin de meilleure qualité. La ration est constituée de mélange de foin rugueux et de foin plus jeune, riche en légumineuses. Les concentrés sont produits sur l'exploitation : 3 kg de mélanges céréaliers, 2 kg de maïs grain humide, 2 kg de féverole. Des rations “toutes faites un peu à l'œil”. Mais “attention à une alimentation de trop bonne qualité !” met en garde le jeune éleveur, qui incorpore un peu de paille dans la ration, pour limiter les risques d'acidose. Le Gaec est en tout cas autonome en alimentation à 95 %, ce qui permet de réduire significativement les charges alimentaires.


Pas de problèmes sanitaires

C'est la crise du lait de 2008 qui les a décidés à franchir enfin le cap et passer à la bio. La conversion a été entamée en 2009. Pas de grand bouleversement dans le système : les parents, bien qu'installés sur une surface bien moindre (40 ha), avaient un système bien maîtrisé avec aucun engrais sur les parcelles. Les 110 vaches ici produisent autour de 7 000 litres, avec des taux plutôt intéressants : 34-35 de TP et autour de 39 de TB. “On est rarement embêtés depuis qu'on est en foin, on n'a plus de butyrique, et en cellules on tourne autour de 130 000” se réjouit Damien Perrault.


Le système est bien sécurisé, les charges parfaitement maîtrisées. Reste maintenant à réduire le temps de traite (près de deux heures). Cela devrait passer par un nouvel achat d'équipement : 2x12, 2x 14 ou roto, le choix n'est pas encore fait.


Antoine Humeau

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Catégories : Maine et Loire Bovins

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