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Grandes cultures - 01-02-2013

Jean-François Dabilly, moins de traitements et plus de marge brute

Jean-François Dabilly est agriculteur en Gaec à Thuré (Vienne), en grandes cultures et maraîchage. Il racontait son expérience le 23 janvier à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire) lors d'une réunion des Civam sur les grandes cultures économes en intrants.

 Jusqu'en 1991, j'étais très intensif. Puis je me suis posé des questions sur la diminution des doses de phytosanitaires. En 1994, j'ai arrêté de labourer. En 2004, je suis passé au semis direct et couverts végétaux. En 2008, j'ai commencé à allonger mes rotations, j'ai introduit de la féverole et du pois. 

Depuis l'an dernier, on localise les engrais, au moment du semis. Nous choisissons le plus possible des variétés rustiques, plus résistantes, qui ont besoin de moins de phytosanitaires, et nous pratiquons les mélanges de variétés, ce qui permet de réduire les fongicides. On a aussi supprimé le régulateur sur blé dur. On traite à bas volume, au stade et à hygrométrie adaptés. Cela permet de diminuer les doses d'herbicides de 30 à 50 %. Mon IFT herbicide est passé, entre 2009 et 2012, de 2,03 à 1,08. Les couverts végétaux sont des mélanges d'espèces qui descendent dans le sol pour capter les nitrates, protéger le sol et favoriser l'enracinement des cultures suivantes. Ils vont aussi nourrir les vers, bactéries et champignons. C'est un allié très intéressant, loin d'être une contrainte administrative comme le voient certains ! Ce qui m'intéresse, ce n'est pas la marge de la culture, mais la marge de l'ensemble de la rotation. 
Notre marge brute système de culture est passée de 564 €/ha de SAU en 2009 à 979 €/ha aujourd’hui. Si j'ai retenu une chose de ma vie, c'est qu'il faut avoir un coût de production le plus bas possible. J'ai encore quelques points de blocage. Sur la réussite et la composition des couverts, on manque d'informations sur les bonnes associations d'espèces et les phénomènes d'allélopathie (les interactions d'une plante sur une autre), et le contexte bioclimatique. Les Chambres doivent travailler là-dessus. Autre point de blocage, le contrôle des ravageurs en maïs et tournesol. J'aimerais aussi avoir plus de références sur les protéagineux. Il n'y a pas eu assez de recherche là-dessus. 
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