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Pays de la Loire - 01-02-2013 - Antoine Humeau

Jacques Moreau, profession: photographe horticole

Certains sont photographes de guerre, d'autres sont spécialisés dans la mode ou les animaux. Jacques Moreau, 56 ans, ne photographie que des végétaux. Il réalise les catalogues de plusieurs jardineries, mise en page comprise. Un métier qui requiert des compétences particulières.

Un petit bureau équipé d’un bon ordinateur, des appareils photo, un trépied et quelques autres accessoires. Jacques Moreau n’a pas besoin d’un équipement lourd pour exercer son métier : photographe de végétaux.Son jardin, en revanche, est vaste (deux hectares), car c’est aussi son outil de travail. C’est là qu’il sème et plante au printemps ce qu’il photographie l’été. Jacques Moreau est photographe, mais aussi un peu jardinier et horticulteur. Une double compétence qui lui a permis de s’engouffrer dans cette niche.


Certains bricolent et réparent des engins mécaniques depuis leur enfance, d’autres se passionnent pour les chevaux ou le football. Lui, c’était les fleurs. “J’ai toujours feuilleté les catalogues de fleurs. J’aimais bien le guide Clause, à la fin des années soixante. On y parlait de fleurs, je me suis senti attiré par ce genre de choses, d’ambiance.” La photo, il la découvre avec son père, “l’un des premiers à avoir un appareil après la guerre”. Vers 13 ans il prend ses premiers clichés, à partir de 16 – 17 ans, il les développe dans la salle de bain.


Le bac en poche en 1974, il s’inscrit au lycée de Pouillé aux Ponts-de-Cé, près d’Angers, pour se former au métier de paysagiste. Il travaille alors déjà en freelance pour les pépinières Jacques Briant. Trois ans après, l’entreprise l’embauche. Le jeune photographe – dessinateur trouve que les catalogues Jacques Briant sont perfectibles et suggère de les reprendre en main. Banco, répond son employeur.


Mettre en scène la plante

Aujourd’hui, il est à son compte et réalise les catalogues de plusieurs jardineries telles que Delbars ou Jardiland, mais il alimente aussi la plus grande banque d’images horticoles du monde, Visions. Une bonne part de ses photos sont prises chez lui. “Un producteur a une nouvelle plante, il me livre cent rosiers par exemple, je les cultive dans mon jardin et je les photographie en juin pour lui livrer les photos en juillet.” C’est ainsi qu’au meilleur moment de l’année, il peut y avoir jusqu’à mille espèces végétales dans son jardin. S’il fait pousser lui-même ces végétaux, c’est pour des raisons pratiques. “Une rose n’est belle que cinq ou six jours dans l’année.” Alors il faut être là au bon moment pour la prendre en photo. Et tout avoir à domicile permet de composer son décor : rajouter une pierre ou une autre fleur en arrière-plan par exemple. “Pour une photo de roses, il faut un bouton, une fleur épanouie et une fleur adulte. Pour réaliser cette mise en scène, il m’arrive de faire 50 mètres dans le champ pour aller cueillir les bons éléments.” Mais les photos ne sont pas faites dans le champ. “On plonge les roses dans de l’eau fraîche après avoir retiré les épines pour que l’eau rentre dans la tige et alimente le bouton floral, et on photographie le matin, en sève montante.”


Avoir du flair

Pour bien photographier les végétaux, il faut les connaître. C’est cette double compétence qui a permis à Jacques Moreau de tracer son sillon et se faire un nom dans le milieu. “Une fleur ne se photographie pas d’en haut et il ne faut pas d’ombre sur les feuillages. Il faut toujours un trépied, choisir un temps de pose long, en général une grande profondeur de champ et pas de vent du tout.” Pas de projecteurs, pas de lumière artificielle. “ La lumière idéale, c’est en plein midi s’il n’y a pas de soleil, mais pas le matin ou le soir car il y a trop de contrastes.” Il faut aussi réaliser une petite scénographie, parfois : répandre de l’écorce de pin devant les carrés de potager, disposer quelques galets ou d’autres fleurs. “Il faut connaître les plantes vraiment par cœur”, insiste encore le photographe. Avoir du flair, aussi, et “trouver les bons plants”, mettre en valeur dans les catalogues les plantes ou fleurs qui pourraient avoir le plus de succès. Jacques Moreau dit n’avoir jamais fait de pub pour se faire connaître. Le travail et le bouche-à-oreille ont suffi. “Voir mes images imprimées en millions d’exemplaires, c’est une grande fierté, c’est très valorisant.”


Antoine Humeau





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Catégories : Maine et Loire

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