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Pays de la Loire - 10-01-2002

Les éleveurs allaitants deviennent une denrée rare

«Quand je me suis installé en 1994, l’étude économique me laissait espérer un revenu de 1220 euros (8 000 F) en régime de croisière. Avant la crise, j’arrivais à me prélever l’équivalent d’un SMIC. Aujourd’hui, je suis au RMI ». Joël Dubois, 37 ans, est producteur de viande bovine à Ahuillé. Il travaille seul. Divorcé, il a trois enfants à charge.
Techniquement, l’exploitation fonctionne bien : 110 ha tout en herbe et un troupeau de Charolaises et croisées pour 70 droits à prime. Les mâles restent sur l’exploitation. « Je produis 30 à 35 bœufs rajeunis par an sous filière avec SVA ». L’abattoir de Vitré prend aussi les vaches de moins de 7 ans. Le cahier des charges impose un aliment finition à base de pulpe de luzerne, pulpe de betterave et extrudé de lin. « Avec cet effort de qualité, je touche une plus-value d’environ 4,6 cts d’euos au kilo mais quand les cours sont à 2,3 euros »
Depuis un an, Joël a stoppé tout investissement. Le projet d’installation d’un système vidéo pour simplifier la surveillance des vêlages, prévu en 2001, est bien évidemment tombé dans les oubliettes. « Mon souci, c’est la trésorerie ». En novembre, l’éleveur a dû demander à sa banque une avance pour payer l’aliment finition. « Je compte rembourser dès que je toucherai des aides ». Des aides… Au lendemain de l’annonce du plan Glavany, Joël se méfie des effets d’annonce. « Je ne veux pas y croire avant de les voir réellement sur mon compte ».
« J’attendais 3 000 euros »
« Pour garder un chargement de 1,4 UGB/ha, indispensable à la prime à l’extensification, je n’ai rien stocké. Les bêtes partaient 300 e (2 000 F) en dessous des cours de 1999 ». Bilan des pertes sur 2001 : 21 000 e. « Une aide de 10 000 e serait l’idéal. 3 000 e, ce serait déjà bien ». En fait, les aides directes du dernier plan sont avant tout destinées aux petits élevages tirant leur revenu d’une production de taurillon.
Mais au delà des éventuels soutiens financiers, Joël s’interroge sur son avenir. « En 2003, j’avais prévu de construire une stabulation pour l’engraissement des bœufs dans le cadre de la mise aux normes. Mais maintenant, je me pose la question de l’intérêt de ce nouvel investissement et même de l’arrêt d’activité ».
Quant aux autres mesures du plan : « Proposer de noter la race sur les étiquettes, c’est une bonne idée mais qui lit vraiment les étiquettes ? Moi, je suis favorable à une couleur de barquettes différente pour les races allaitantes. Là, le consommateur a un repère visuel. Seulement voilà, ça ne fait pas plaisir à tout le monde. Je pense que demain, seuls les laitiers produiront de la viande ».
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