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France - 24-01-2013

Femmes en agriculture, 
“on a une place à prendre”

SOCIETE

Pour ces élections, un quota obligatoire d’un tiers de femmes par liste a été instauré. Dans ce monde principalement masculin, regards croisés de deux syndicalistes mayennaises.

"L’évolution de l’agriculture se conjugue aussi au féminin” lance le directeur de la FDSEA 53. Quand on parle des “spécificités mayennaises” de son programme, le syndicat met “en avant la place de la femme”. Florence Désillière, la présidente, insiste sur une avancée de la dernière mandature: “Dans le projet agricole départemental, pour les réattributions, un actif vaut un actif qu’il soit homme ou femme”. Ce n’était pas le cas avant, preuve qu’il y avait encore du chemin à parcourir. “Pour nous, il était important que la liste comporte 40% de femmes, comme la part d’installations en Mayenne. On l’aurait fait, même sans obligation réglementaire. Il y a six ans, nous avions déjà sept femmes sur la liste.”


La Mayenne, zone d’élevage, compte beaucoup d’agricultrices. Mais “les femmes sont souvent cantonnées à des tâches moins visibles” remarque Claire Garrot, n°2 de la liste Confédération paysanne. “Les femmes sont très peu présentes dans les organisations agricoles. Même au conseil d’administation du syndicat, nous sommes en minorité.” Florence Désillière regrette aussi le peu de postes à responsabilité occupés par les femmes dans les OPA ou alors “uniquement dans le social, comme à la MSA”. Seulement trois femmes sont présidentes de FDSEA en France. La vie de famille est une des raisons de ce retrait: “Je me suis engagée après avoir élevé mes trois enfants” confirme Florence Désillière.


“C’est dommage, parce qu’on a une place à prendre” juge Claire Garrot. “Les agricultrices ou conjointes d’agriculteurs apportent un regard complémentaire à celui des hommes. Elles sont plus attentives aux liens entre notre monde professionnel et la vie familiale ainsi qu’aux attentes de la société. Par exemple, elles sont plus sensibles aux problèmes de santé et d’environnement. Elles osent plus facilement aborder les problèmes de surcharge de travail. Sur une exploitation, elles sont plus pragmatiques quand il s’agit de prévoir des investissements”. Malgré les différences syndicales, Florence Désillière tient le même discours : “On est complémentaire les uns aux autres. Chacun ouvre les yeux de l’autre. Les femmes qui s’engagent sont du genre à mener leurs dossiers jusqu’au bout, à être plus pointilleuses que les hommes.”


“Au départ, le quota obligatoire me gênait un peu. Mais finalement, c’est sans doute une étape nécéssaire” conclut Claire Garrot. Cela dit, pour Florence Désillière, “ce doit être un engagement personnel, et volontaire. Il ne s’agit pas d’être des potiches”.


Elue par des hommes

Malgré cette inégalité constatée, Claire Garrot n’a jamais souffert de “regard hostile” des hommes. Idem pour Florence Désillière : “Ce sont des hommes qui m’ont élue présidente. La Mayenne n’est pas un département trop macho. Et une fois élue, j’ai été très bien accueillie par mes interlocuteurs. Je n’ai jamais ressenti de différence dans les discussions.”

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