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Pays de la Loire - 24-01-2013

La vie d’Aristide Briand a été entièrement d

La vie d’Aristide Briand a été entièrement dédiée à l’action politique : il a dirigé le gouvernement de la France à onze reprises, et en a été 25 fois l’un des ministres. “Ses idées sont toujours d’actualité et il a souvent eu raison avant les autres” explique Christian Morinière, de l’association Aristide Briand, qui a prêté son concours pour l’organisation de l’exposition. “Il a eu le grand mérite de ramener l’Allemagne dans le concert des nations, tout en veillant à ne pas l’humilier comme cela avait été fait en 1919.” “Aristide Briand était issu d’un milieu modeste mais il a su servir de grandes causes” expliquait Jean-Marc Ayrault au moment d’inaugurer l’exposition, qui a attiré un large public dans le hall du conseil général. “C’est une opportunité, en particulier pour les jeunes, d’avoir à travers cette exposition un cours d’histoire, une leçon d’histoire. A la fin de sa vie, Aristide Briand est revenu à Nantes et il n’avait rien perdu de son idéal.”

Journaliste et proche de la nature

“Il naît à Nantes en 1862 et lorsqu’il avait deux ans, ses parents, qui sont cafetiers, partent s’installer à Saint-Nazaire”, poursuit Christian Morinière. L’association qu’il coanime possède un fonds d’archives exceptionnel : plus de 600 documents et objets divers ayant appartenu au grand homme. Tout au long de sa vie, Aristide Briand s’est adonné à la pêche et à la chasse. “C’était une sorte de gentleman-farmer et il était très proche de la nature” avance Christian Morinière. “Il possédait une propriété à Cocherel, dans l’Eure. On a des livres de compte du domaine où on le voit compter vaches, cochons et engrais nécessaires au bon fonctionnement de sa terre.”

Fin 1892, suite à une histoire amoureuse qui se termine mal, Briand part s’installer à Paris. Après plusieurs échecs aux législatives, il attendra 1902 pour être élu député du département de la Loire. “Il va devenir un des bras droits de Jaurès, qu’il va aider à créer le journal L’Humanité et dont il deviendra le premier rédacteur en chef.”

Rapporteur de la commission parlementaire chargée d’étudier les propositions de loi relatives à la séparation des Eglises et de l’Etat, Aristide Briand va livrer un solide travail qui servira de socle à la loi du même nom, promulguée en 1905. La légitimité acquise par son rôle de rapporteur lui permet de prendre en charge le ministère des Cultes, de 1906 à 1911.

“Vice-président du Conseil en 1908, il devient président du Conseil en 1909. A la tête du gouvernement jusqu’en 1911, il est de tous les projets de réforme de la société française” écrit l’historien Christophe Bellon. “Il promeut un nouveau modèle d’organisation sociale et collective et, à la suite du vote sur les retraites ouvrières et paysannes (1910), lance le débat sur la participation entre le capital et le travail.” A nouveau président du Conseil de l’automne 1915 jusqu’en mars 1917, il vit la bataille de Verdun au quotidien et avouera plus tard qu’elle aura forgé sa volonté de construire la paix en Europe.

Le pèlerin de la paix

C’est après la guerre que commence le chapitre le plus connu de la vie d’Aristide Briand : celui de pèlerin de la paix. Ministre des Affaires étrangères sans interruption de 1924 jusqu’à 1932, il va peser de tout son poids pour que l’Allemagne réintègre le concert des nations. A la tribune de la Société des nations (ancêtre de l’ONU), à Genève, il impose ses idées : le désarmement et la sécurité en Europe gagnent du terrain. C’est le sens des accords de Locarno qui traduisent cet idéal de paix dans le droit international. En 1926, Aristide Briand reçoit le Prix Nobel de la paix en compagnie du chancelier allemand Gustav Stresemann.

“La mémoire collective l’a un peu oublié mais le premier couple franco-allemand, Briand-Stresemmann, date de 1925” rappelle Christian Morinière. “Il y avait un lien de connivence entre eux, ils se voyaient souvent à Genève.” Son dernier projet, un vaste plan d’union fédérale européenne, est soutenu à l’unanimité de l’Europe et mis en route en 1929, quelques semaines avant que n’éclate la crise économique mondiale. La mort de Stresemann en octobre 1929 puis l’élection d’une centaine de députés nazis aux élections allemandes achèvent de briser les rêves de paix de Briand. Il “lâche la barre de la politique” et disparaît le 7 mars 1932, à quelques jours de son 70e anniversaire.

Exposition //// Aristide Briand (1862-1932) fut l'un des hommes politiques français les plus illustres du XXe siècle. Le conseil général de Loire-Atlantique retrace à travers une exposition, la carrière de ce Nazairien d'exception, prix Nobel de la paix en 1926.

L’association possède un fonds propre riche de 600 documents ayant appartenu à Aristide Briand

Aristide Briand,
infatigable militant

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