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Autres cultures - 19-09-2012

MECASOL, une ouverture au sans labour

Mercredi 19 septembre 2012 au matin, le comité d’organisation de Mécasol peaufinait le planning et les derniers préparatifs. Ils étaient six autour de la table, dont Hervé Masserot, technicien de la FDCuma53. Mardi, ils seront 120 bénévoles, de six Cuma locales différentes. Chacune­ exposera une partie de son parc matériel


La Cuma de Martigné compte 60 adhérents, avec une liste de matériel long comme un bras de télescopique (1), et réalise un chiffre d’affaires de 100 000 euros. En 1993, “on avait un semoir à maïs, une benne, un pulvé de 12 mètres, un plateau à paille”, se souvient Rémy Rublier, l’un des quatre membres fondateurs.

Le tournant du déchaumeur rapide

Lorsque la FRCuma Ouest a décidé d’organiser Mécasol en Mayenne, Hervé Masserot a eu pour mission de trouver une Cuma qui répondait à plusieurs critères, et pas seulement une situation géographique qui permette de trouver un site fa­ci­lement accessible. En juillet 2011, il a choisi celle-ci. “Un an plus tôt, une démonstration de déchaumeur a prouvé qu’il y avait une dynamique dans ce secteur. Dans la Cuma, mais aussi dans celles autour”, qui pourraient donner un coup de main, le jour J.
Cette démo visait aussi à réfléchir à l’achat d’un déchaumeur rapide. Cela a pris 18 mois. “L’idée était de se lancer dans le non-labour. Mais il fallait aussi voir si l’investissement (62 000 euros) était cohérent, s’il y avait des surfaces en face.” Cette année, il devrait être utilisé après le maïs.

“On travaille encore assez profond”

“C’est plus agréable de travailler une parcelle propre en sans-labour. Mais cela impose d’être plus rigoureux” commente Laurent Dalibard, le président de la Cuma. “C’est comme dans un jardin, il ne faut se laisser déborder par les adventices” illustre à ses côtés Jean-Christophe­ Coutard. “Il faut surtout connaître ses sols, savoir quand c’est le plus propice pour intervenir. Le sans-labour permet de limiter les pointes de travail, les interventions sont davantage étalées au cours de l’année. Mais il faut savoir observer ses parcelles, sans se dire qu’on doit faire telle chose à telle date.”

Ces agriculteurs ne se prétendent pas en sans-labour. “Il y a sans-labour et sans-labour... Il faut différencier le sans-labour superficiel de ce nous nous faisons : on travaille encore à 15-20 cm de profondeur”, souligne Laurent Dalibard. La Cuma possède d’ailleurs toujours une charrue. “Chez nous, le non-labour n’est pas systématique, c’est plutôt en fonction du salissement de nos parcelles et des conditions climatiques. Cela dépend aussi de la nature des sols”, poursuit Julien Besnard, qui met à disposition ses terres pour l’é­vé­nement.

Organiser Mécasol, pour ces agriculteurs, c’est aussi un moyen de “rester à l’écoute” et d’obtenir des réponses. “Surtout­ sur les “engrais verts” qu’on appelle aussi mélanges agronomiques”, confie Rémy Rublier. Franck Lelièvre, lui, a déjà tenté l’expérience des couverts fourragers, l’an dernier. “J’ai semé de l’avoine brésilienne et du trèfle, et j’ai quand même récupéré 2,5 tonnes de matière sèche après un maïs.”


(1) La Cuma détient une trentaine de matériels différents. Elle présentera ceux destinés au travail du sol : Déchaumeurs à disc ou à pattes d’oie, bineuse, désherbineuse, cover-crop, etc. 

A droite, Hervé Masserot de la FDCuma53, qui a mis Mécasol entre les mains de Rémy Rublier, Laurent Dalibard, Franck Lelièvre, Julien Besnard, Jean-Christophe Coutard, et plus largement, de la Cuma de Martigné.
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Catégories : Matériel

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