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Autres eco-gestion - 15-11-2001

Une caisse collective pour amortir les chocs

Faute de maîtrise, pourquoi pas une caisse de solidarité ? La Fédération nationale des coopératives bétail et viande, FNCBV a ainsi invité les groupements de producteurs de porcs à mettre en place un système de caisse de régulation positive. « Cette initiative pourrait être un début d’organisation et de régulation du prix », analyse Alain Rousseau, président de Porc Cam, qui ne perd pourtant pas l’espoir de voir naître un système de maîtrise. Lors de l’assemblée du groupement, vendredi, un vote majoritaire a décidé la création d’une caisse, dont les modalités restent à définir. Ensuite, chaque éleveur restera libre d’adhérer ou non à cette caisse.
Le principe en est simple : quand les prix dépassent un seuil, une partie de ‘l’excédent’est prélevé ; quand les cours sont en dessous d’un autre seuil, la caisse paye. Du côté des éleveurs, le premier intérêt est la régulation du revenu, « sans aucun risque de perte des sommes retenues. Le seul danger est qu’elles vous soient restituées sans bénéfice ». Par contre, « les avantages fiscaux ne sont pas acquis mais on peut imaginer que le lissage du revenu joue ». Face à ces arguments, « on n’a pas toujours senti une forte motivation », reconnaît Alain Rousseau.

En complément, pas en remplacement de la maîtrise

Mais les membres de la commission porcine de la Cam insistent aussi sur l’aspect « organisation collective », propre à améliorer l’image et « la crédibilité des producteurs vis à vis des pouvoirs publics », ceux-ci connaissant surtout les éleveurs de porcs pour leurs manifestations en tant de crise : « on va nous reprocher : il y a 2 ans, les cours étaient bons, vous n’avez rien fait pour vous organiser ». Cette caisse « responsabilise des éleveurs face à ce marché fluctuant » et pourrait même ouvrir des portes pour revendiquer des aides publiques en cas de crise. En outre, elle peut générer « une aide à l’installation à travers un fonds de mutualisation ».
Cependant, les administrateurs du groupement ne se sont pas cachés un risque : « que la caisse vienne en opposition avec l’idée de maîtrise, qu’on défend toujours beaucoup. On s’est dit que non : ce système vient en complément de la maîtrise. Car même s’il y a une maîtrise européenne, cela n’empêchera pas une fluctuation des prix ». Un éleveur du public persiste, lui, dans l’idée que « la caisse est une arme qui peut se retourner contre nous. ‘Vous avez votre régulation, vous vous débrouillez avec’, et sans la maîtrise. C’est toujours la même chose, les cours remontent quand les volumes baissent. On va pérenniser les crises ». L’efficacité de la caisse dépend du nombre d’adhérents, en Mayenne… et surtout en France. Sur une centaine de groupements, une dizaine aurait démarré une caisse de régulation, et une dizaine hésiterait…
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