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Autres cultures - 07-05-2008

Le quinoa se fait une place en Anjou

C’est presque par hasard que la CAPL avait implanté du quinoa l’an dernier. Le voisin des administrateurs de la coopérative, Jason Abbott, patron d’une société d’expé-rimentation en semences, avait manifesté son intérêt de tester cette plante sur les terroirs angevins. La proposition a séduit la CAPL qui en a implanté une centaine d’hectares l’an dernier, à titre d’essai.
Le quinoa est une plante cultivée depuis plus de 5 000 ans en Amérique du Sud et notamment en Bolivie et au Pérou. Les grai-nes sont consommées en accompagnement d’une viande, un peu comme le riz. Sa qualité principale est nutritionnelle : un aliment extrêmement complet, qui présente aussi l’avantage de ne pas contenir de gluten. Le quinoa peut donc remplacer le blé pour les personnes intolérantes au gluten. Voilà l’argument principal qui semble avoir séduit les dirigeants de la CAPL. Les allergies au gluten de blé étant de plus en plus fréquentes, le quinoa serait-il promis à un avenir radieux ?
Pas de pesticides
Si la demande explose d’ici quel-ques années, il faudra être prêt techniquement. C’est ce que se sont dit les dirigeants de la CAPL. Vingt producteurs d’Indre-et-Loire, Sarthe et Maine-et-Loire en ont implanté l’an dernier. “On a essayé de faire un suivi des cultures identique d’une zone à l’autre pour observer les éventuelles différences entre les secteurs, raconte Patrick Brémaud, directeur général adjoint de l’Union agricole du Pays de Loire. On s’est aperçu que ce qui comptait, c’était le travail que faisait l’agriculteur sur ces cultures”.
Un travail qui semble conséquent, puisqu’aucun produit phytosanitaire n’est homologué pour la culture du quinoa : le désherbage doit se faire manuellement. Autre difficulté, le battage. “C’est l’opération la plus délicate, témoigne Patrick Brémaud. On a récolté dix quintaux par hectare environ l’an dernier, et laissé 200 à 250 kilos dans le champ”. C’est aussi une graine qui, à maturité est extrêmement sensible à la décoloration et la germination. Le quinoa ne met que quelques heures à germer après une pluie, quand il fait chaud. Gare aux orages, donc ! il faut ramasser les graines à maturité avant qu’elles n’aient connu la pluie.
250 tonnes prévues cette année
Tous ces enseignements seront mis à profit cette année : “Dès qu’une parcelle sera à maturité, on la ramassera sans attendre que toutes les parcelles le soient, contrairement à l’an dernier.” Deux cents hectares viennent d’être implantés sur les parcelles d’une trentaine d’agriculteurs. Quant aux acheteurs, ce sont les mêmes : des grandes enseignes de distribution, des épiceries spécialisées (type Biocoop) et des entreprises agroalimentaires. “On a calibré les mises en place de cultures de ce printemps en fonction des demandes de nos clients, c’est pour cela que nous avons doublé les surfaces”, explique Patrick Brémaud. Le volume produit devrait s’élever à 250 tonnes environ.
Sur le plan économique, la rentabilité est nulle pour l’instant pour la coopérative. Le projet, labellisé par le pôle de compétitivité Végépolys, est en phase d’inves-tissement. “La production reste à peaufiner et le marché à créer, mais ce sera toujours une niche.” L’Europe entière ne consomme en effet que 7 000 tonnes de quinoa par an. “En tout cas actuellement, on est capable de dépanner de plusieurs tonnes un client qui attend son conteneur bloqué à Rotterdam”, se félicite Patrick Brémaud. En attendant, peut-être dans les années à venir, une explosion du marché.
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