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Autres eco-gestion - 11-04-2008

Abris plastiques : limiter traitements et engrais

Dans la région nantaise, les traditionnels petits tunnels plastiques prennent de la hauteur. De plus en plus de maraîchers s’équipent en effet de grandes structures métalliques recouvertes d’un film plastique appelées grands abris plastiques (GAP). Ceux-ci, qui représenteraient aujourd’hui près de 250 hectares dans le département, ont l’avantage d’offrir une couverture permanente à la culture, prolongeant la période de production.
“Au lieu de deux à trois rotations, je peux en effectuer au moins sept par an, explique Olivier de Grandmaison, qui dirige l’EARL Légu-Retz à Machecoul. Je peux ainsi produire beaucoup plus sur une surface plus petite, ce qui n’est pas négligeable vu les problèmes fonciers qui existent aujourd’hui”. À l’occasion de la semaine du développement durable, ce producteur de mâche (1 000 tonnes par an) et de jeunes pousses destinées à la quatrième gamme (1), faisait visiter son exploitation aux élus locaux vendredi dernier.
20 euros le m2
En plus des 100 hectares qu’il cultive en plein champ, Olivier
de Grandmaison a choisi de construire huit hectares de GAP. Une installation dont il estime le coût à 20 euros le m2 et dont il prévoit l’amortissement à 10 ans.
Protégeant les cultures des aléas climatiques, les GAP placent les cultures dans des conditions optimales. “Cette technique me permet de pouvoir garantir une production de qualité et en quantité régulière. Nous maîtrisons complètement les apports d’eau, ce qui implique moins de maladies et donc moins de traitement. De plus, nous avons installé un système de ferti-irrigation avec lequel nous contrôlons parfaitement les doses d’engrais.” Grâce à une couverture permanente qui annule les risques de lessivage, les apports de fertilisation sont de toute façon moindres qu’en plein champ.
Impact visuel
Plus respectueuse de l’environ-nement, cette méthode offre également de meilleures conditions de travail, rendant les tâches moins pénibles à l’abri des intempéries. En revanche, les GAP ont un fort impact visuel
sur le paysage. “Nous avons conscience de ce problème, avoue Régis Chevallier du Comité départemental de développement maraîcher de Loire-Atlantique. C’est un impact sur lequel nous travaillons actuellement et pour lequel nous cherchons des solutions. La plantation de haies a été envisagée par plusieurs maraîchers mais le risque est de se retrouver avec des résidus végétaux dans les produits récoltés”.

(1) 4e gamme : légumes ou fruits frais, crus, lavés, épluchés, coupés, préemballés, prêts à la consommation
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