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Autres élevages - 04-04-2008

Le Farmingtour prêt à s’installer dans le paysage

“C’est presque mieux qu'espéré” confie l'organisateur Maurice Perrot à l'heure du bilan. “Nous avions quitté Tours pour nous placer au coeur d'une région d'élevage”, les visiteurs ont répondu présent (même si la gratuité de l'entrée rend difficile le décompte). L'association avec la Foire de printemps a joué à plein. Il y a 10 ans, Maurice Perrot privilégiait le salon professionnel. “Aujourd'hui, j'ai revu ma copie. On est obligé d'admettre que la communication est indispensable entre producteurs et consommateurs.” Et ici, leur curiosité n'est pas ignorance, “ce ne sont pas des Parisiens...”
Un qui est aux anges, c'est le maire Philippe Henry : “Nous pouvions craindre une faible implication des éleveurs. Au contraire, depuis des jours, le Farmingtour fourmille de gens qui aménagent le parc St-Fiacre. Nous avons été impressionnés par la qualité du travail organisé ici. Je suis heureux de voir la mobilisation des éleveurs à l'heure où les collectivités locales ne peuvent plus fournir autant. Vous êtes ici chez vous !” a-t-il lancé aux organisateurs. En quelque sorte, en aménageant le marché aux veaux ainsi, avec leur seule volonté pour carburant, les organisateurs ont gagné leur premier pari, avant même l'ouverture des portes. Mais une fois fermées, la satisfaction était encore plus grande, d'autant qu'il a été confirmé que le rendez-vous est pris pour 2009.
Jean Arthuis, sceptique converti
L'autre victoire pour les organisateurs est probablement venue de la bouche de Jean Arthuis qui a fait son mea culpa. Au conseil général, “nous nous sommes demandés : qu'est-ce qu'ils viennent faire, alors qu'il existe déjà un salon agricole en Mayenne ?” Finançant le Cima, le Département a donc refusé d'aider le Farmingtour. Mais le président Arthuis, qui a effectué la visite officielle plutôt “en qualité de maire honoraire de Château-Gontier” concède : “Je suis heureux d'être venu. Je trouve cela exceptionnel, une halle qu'on reconnaît à peine, un aménagement formidable ! Ce ne sont pas les institutions, les organisations officielles qui régulent, convoquent, non, ce sont les éleveurs qui sont ici pour des raisons commerciales. Cette manifestation fourmille d'idées nouvelles.” Jean Arthuis voit comme un clin d'oeil le fait que le juge californien vienne de Modesto, du comté de Stanislaus, justement jumelé avec la Mayenne, suite à un rapprochement entre deux usines... du groupe Besnier.
Question finances, le président du conseil général s'en sort par une pirouette : à une époque où les fonds publics se font rares, “l'avenir, ce ne sont pas les subventions. On se débrouille soi-même” lâche-t-il avec un soupçon d'ironie... ou de gêne. Restera à voir la réponse du conseil général à la demande de subvention l'an prochain. Le Farmingtour pense avoir fait ses preuves sans subvention, mais ne serait pas contre un coup de pouce, par exemple pour monter un chapiteau afin d'accueillir des bovins viande (comme c'était le cas avant à Tours). Il n'y en avait que quelque- uns pour cette première édition, et les visiteurs ont confirmé qu'ils en attendaient plus, commente Maurice Perrot.
Ceci fera partie des points à discuter pour rendre l'édition 2009 encore plus attractive. Comme il faudra s'interroger sur les jours d'ouverture. Certains exposants auraient préféré commencer le jeudi pour voir plus d'éleveurs, ce qui est impossible à cause de la tenue du marché aux veaux. Mais déjà, les organisateurs se posent la question d'avancer la vente aux enchères au samedi soir plutôt que dimanche.
“On ne peut plus nous ignorer”
Pour convaincre les collectivités, Maurice Perrot veut mettre en avant les différences de Farmingtour : il s'agit bien d'un concours international, et d'inscription libre. “On ne vient pas remplacer les salons existants, les comices et les concours départementaux sont importants. On a envie que le Cima continue. Non, on vient créer une note supplémentaire.”
Mises à part la Cam, Amélis (ainsi que quelques banques et concessionnaires), les principales OPA du département étaient absentes du salon, mais l'organisateur pense que cela finira par changer. Quelques échanges au cours du salon le lui indiquent. “Aujourd'hui, on ne peut plus nous ignorer.”


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