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Autres eco-gestion - 25-10-2001

Le Crédit agricole va entrer en bourse

D’ici la fin de l’année, le Crédit agricole devrait être coté en bourse. La direction nationale y pensait depuis longtemps. Les caisses régionales se sont prononcées sur le projet la semaine dernière. Si le calendrier est respecté, une nouvelle structure, baptisée Crédit agricole SA, devrait être créée avant la fin du mois de novembre pour une entrée en bourse à la mi-décembre.
Atteindre une taille critique
Avec ce projet, la banque pourra se développer plus facilement. Si, actuellement, le Crédit agricole possède d’importants fonds propres, il ne peut procéder à des offres publiques d’échanges (OPE). Or, de nombreuses acquisitions ne sont possibles que par ce biais. Ce point est jugé prioritaire par la caisse nationale. Comme tout le secteur bancaire, le Crédit agricole cherche à atteindre une taille critique pour faire face aux concurrents européens et mondiaux.
Pour conserver son caractère mutualiste, le Crédit agricole a cherché à trouver un équilibre entre les 5,5 millions de sociétaires et les nouveaux actionnaires. L’idée de création d’une filiale cotée a finalement été rejetée. Dans la nouvelle société, les caisses régionales détiendront dans un premier temps 70 % du capital. Cette participation pourra diminuer au fil des opérations d’échanges de titres, sans pour autant descendre en dessous de 51 %. Le président de Crédit agricole SA sera donc toujours élu par les caisses régionales qui, elles-mêmes, ont des administrateurs issus des caisses locales.
Sur les 30 % du capital mis en bourse, 10 % sont destinés aux salariés avec 20 % d’abattement sur le prix d’émission des actions nouvelles et 20 % aux tiers dont les sociétaires, qui bénéficieront d’une priorité pour acquérir des actions du Crédit agricole.
Avec cette introduction en bourse, la banque verte va profiter d’un nouvel apport financier qui devrait aider au développement d’autres créneaux de marché, comme, par exemple, les assurances destinées aux agriculteurs.

« Des sociétaires spoliés »
Dans un éditorial d’Eurolettre, François Guillaume dénonce ce qu’il appelle « la privatisation rampante du Crédit agricole… Avec ce projet, les sociétaires se font spolier. Les salariés ont 20 % d’abattement sur le prix d’émission des actions nouvelles, les sociétaires, non. Les financiers pourront bénéficier de la distribution des réserves, les sociétaires, non…
Ce sont donc les actionnaires privés qui profiteront de la richesse acquise du Crédit agricole, fruit de la sueur paysanne de tout un siècle ».

tration est favorable »
« Jusqu’à présent, la caisse régionale d’Anjou-Maine s’est prononcée en faveur du projet, explique Jean-Paul Dutertre, le président. La cotation en bourse permettra au Crédit agricole de réaliser des acquisitions sans puiser dans ses réserves mais en faisant des échanges de titre, ce qui est nécessaire au développement de la banque ».
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