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Pays de la Loire - 18-10-2001

'Traiter pour maintenir nos élevages'

« Si on croise les bras sans chercher de solutions, c’est fichu, on n’a plus qu’à déménager ». Ce n’est « pas de bon cœur » que Bruno Lestas, de Désertines, veut étudier avec ses collègues une solution collective de traitement des lisiers. Mais cette trentaine d’éleveurs de porcs des cantons de Landivy, Gorron et Ambrières se posent la même question : que faire face aux effluents en excédents ? Déjà, deux de ces cantons sont en zone d’excédent structurel. Ambrières pourrait le devenir avec la directive nitrates définitive.
« Avec moins de 120 truies naisseur engraisseur, en moyenne, nous ne sommes pas des gros », insiste Bruno Lestas, qui craint une assimilation aux élevages bretons. « Il ne s’agit pas de traiter pour augmenter, mais pour maintenir nos exploitations familiales ». Avec 1600 porcs gras, des vaches laitières et des taurillons, « mon Gaec à deux associés est au delà de 15 000 unités d’azote. Avec une alimentation biphase, je vais arriver juste sous ce seuil. 7 de mes collègues sont, eux, déjà obligés de traiter ». Et si les normes Corpen augmentent, le problème va se poser de manière encore plus cruciale. « Les éleveurs bovins chez qui on épand du liser vont vouloir reprendre leurs terres ». Pour résorber les excédents, il ne voit que quatre solutions. « Trouver des terres ? Pas évident vu la pression foncière et on pénalise d’autres productions. Transférer ? Un canton à moins de 140 uN/ha, il faut trouver. A part le traitement, la solution est de… diminuer son cheptel ». C’est un extrême : « le revenu baissera. Et cela fera aussi moins de ressources pour les artisans liés à l’agriculture, seules entreprises du secteur ».
« Seuls, on ne peut pas faire face aux coûts »
Pour visiter des stations, les éleveurs se sont rendus cet été dans les Côtes d’Armor. « On a d’abord été un peu découragés par les coûts », l’investissement initial se chiffrant à lui-seul à plusieurs millions. « Puis on s’est dit qu’il fallait continuer, voir si on peut adapter cela chez nous ». Les choix devront être techniques et financiers. Comme 99 % des éleveurs de porcs mayennais, aucun n’a la taille pour assumer seul une telle station.
Tout est au conditionnel, la recherche de la meilleure solution ne fait que commencer. Afin de la mener à bien, « nous sommes appuyés énormément par la Chambre d’agriculture », le groupe veut devenir une association. Ils organisent dans ce but une réunion à Désertines, le 30 octobre (salle polyvalente, 14h). Tous les éleveurs intéressés y sont bienvenus. « Y adhérer n’est pas un engagement à traiter. Chacun fera le point chez lui. S’il émerge quelque chose d’intéressant, on passera en phase de projet ».
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