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Bovins lait - 25-03-2019 - Frédéric Gérard

Montbéliardes : “Ici, on parle avant tout économique et rentabilité”

Portes ouvertes

L'EARL du Lys ouvrait ses portes le 19 mars. L'élevage fait parti du réseau Eco'Montbeliarde, il appartient au tiers des systèmes classés rentabilité.

“Avant tout éleveur”, Pascal Pottier cite les points forts de la Montbbéliarde : “Robustesse, fertilité, qualité du lait, bonne valorisation des fourrages.”

“Avant tout éleveur”, Pascal Pottier cite les points forts de la Montbbéliarde : “Robustesse, fertilité, qualité du lait, bonne valorisation des fourrages.”


Travailler avec sérénité. C'est ce que veulent avant tout Claudie et Pascal Pottier, producteurs de lait à Ambrières-les-Vallées (nord Mayenne). Pour cela, le couple a assis son système sur un trépied : la diminution de la pénibilité des conditions de travail (un troupeau sain, un salarié à temps partiel, etc.), la maîtrise des charges (optimiser le système fourrager de plus en plus avec le pâturage, tendre vers l'autonomie protéique, raisonner les investissements, etc.) et la recherche d'une meilleure valorisation des produits : tant sur la qualité du lait (75 000 de cellules, 42,1 de TB et 34,4 de TP, soit une plus-value de 24 euros/1 000 litres sur le prix du lait grâce aux taux en 2017) que sur la viande (gain moyen de 94 euros/1 000 litres avec les ventes de réformes, finies durant trois mois ; les mâles sont engraissés sur l'exploitation).

Vers l'autonomie protéique

Pour faciliter cette orientation, le troupeau est en race mixte. Claudie et Pascal Pottier ont acheté leurs premières Montbéliardes en 1998, suite à des pertes causées par un pépin sanitaire. A l'époque, cela représentait cinq six vaches sur une quarantaine. Dès 2005, le troupeau est passé à 100 % en race Montbéliarde. Trois critères ont fait la différence aux yeux des éleveurs : “La robustesse, la qualité du lait (niveau de cellules plus faible), et une meilleure fertilité” que d'autres races laitières.

“Ce serait bien si le prix du lait pouvait être un peu plus élevé”, glisse Pascal, devant ses soixante laitières. Mais la confiance semble néanmoins bien installée chez l'éleveur, qui se déclare “bon vivant”. Un fils s'installera l'an prochain avec ses parents. Mais pas question de voir trop grand, avertit son père : “Jusqu'ici, on a réussi à faire pas mal de travaux nous-mêmes, on réfléchit au réaménagement du bâtiment, le troupeau va monter à 75 vaches maximum, on sera trois sur 100 ha avec un salarié (250 heures par an) ; on cherche à préserver la taille humaine, et comme je ne suis pas céréalier dans l'âme et qu'on recherche l'autonomie protéique, on ne va pas surdimensionner l'élevage.” Cette autonomie atteint aujourd'hui 62 % des besoins en protéines de l'élevage, 67 % en ne regardant que les laitières.

La prairie, une production bien intégrée dans la rotation

Le système fourrager a pour cela bien évolué. Pascal, qui raconte prendre plus de plaisir à aller voir ses Montbéliardes dans les prairies que de conduire son tracteur, s'y retrouve. Le silo de maïs est fermé trois mois pour les laitières (il reste ouvert pour les taurillons, dont le nombre se résumera désormais à l'engraissement des mâles nés sur l'exploitation). Le système s'oriente davantage vers la valorisation de l'herbe. “Le niveau de valorisation des pâtures par les vaches est de 7-8 t MS par hectare (la production herbagère est supérieure). Des prairies de cinq ans sont intégrées dans une rotation d'environ dix ans, où les légumineuses sont bien présentes : les cultures profitent derrière d'un effet azote”, détaille Patrice Pierre, spécialiste des productions de fourrages et prairies à l'Institut de l'élevage.

“Avant tout éleveur”, Pascal a par ailleurs réfléchi à simplifier, et limiter les passages sur cultures. Les conséquences sont également économiques, puisque l'IFT est réduit à tous niveaux. “Souvent, derrière la baisse générale de l'IFT on voit surtout une baisse de l'usage d'herbicide, explique Pierrick Roullier, conseiller productions végétales à la chambre d'Agriculture. Ici, c'est -36 % en herbicide et -43 % hors herbicide.” Les coûts sont aussi améliorés par un groupement d'achat des fournitures.

Dans le réseau Eco'Montbéliarde, Claudie et Pascal apprécient “la qualité des échanges, entre éleveurs motivés”. En menant ainsi leur troupeau, ils se situent aujourd'hui “plus proche du tiers d'élevages en bio” du réseau que les quatre exploitations de leur groupe.

Frédéric Gérard



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