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Autres cultures - 10-08-2007

MécaCéréales : les matériels à gros débits

Le grand rendez-vous des Cuma et des agriculteurs de la région Centre, MécaCéréales, a tenu toutes ses promesses le 2 août à côté de Château-Renault (Indre-et-Loire). Le temps était enfin de la partie pour permettre des démonstrations dans les différents ateliers, notamment le travail du sol simplifié et les présentations de moissonneuses-batteuses haut débit.
Plus de 3 300 visiteurs professionnels sont venus des départements limitrophes pour assister aux présentations des 8 moissonneuses-batteuses, 14 matériels pour le travail du sol, 3 pulvérisateurs, un ramasseur de pierres et 14 semoirs de semis direct. L'organisation, bien maîtrisée par les organisateurs, permettait aux constructeurs (ou à leur représentant) de présenter le matériel avant démonstration au travail.
Des néo chisels très
polyvalents
Une bonne implantation des cultures peut être réalisée à moindre frais avec des préparations simplifiées moyennant une bonne structure du sol et des travaux réalisés dans de bonnes conditions. En préparation simplifiée, de nombreux constructeurs présentent des néo chisels capables de faire un travail superficiel ou profond (5 à 25 cm voire 35 cm pour le cas
-peu probable- où ce serait utile). Des dents vibrantes réparties tous les 20 à 30 cm sur la largeur de travail selon les marques peuvent être équipées de socs larges ou étroits et d'ailettes pour le travail superficiel. Le foisonnement recherché assure un bon mélange terre/paille. Un train de disques derrière les dents permet d'homogénéiser la surface et un rouleau (rouleau cage, packer, spire, barre, à disques, etc.) rappuie le sol pour terminer. Le semis peut être réalisé en suivant. Certains matériels permettent d'ailleurs d'installer
le semoir sur l'outil.
Les constructeurs (Lemken, Amazone, Horsh, etc.) n'hésitent pas à proposer des outils de grande largeur repliables.
Les moissonneuses à gros débits
A l’atelier moissonneuses-batteuses, l’accent était mis sur les gros débits de chantier. Grande largeur de coupe, qualité du battage et de la séparation. A noter toutefois qu’il y a des limites à tout et qu’à vouloir aller trop vite, il y a des pertes de grains derrière la machine. Les barres de coupes sont équipées de tapis entre la coupe et la
vis chez Fendt, Massey Fergusson, pour la régularité de l’alimentation. Chez Claas, c’est la coupe vario qui offre 300 mm d’allongement possible entre la vis et la lame. Même proposition pour la nouvelle coupe « varifeed » de New Holland. Côté séparation, il y a de la nouveauté avec le séparateur tangentiel unique de la nouvelle John Deere 9 560 I pour un meilleur respect de la paille. Le système « balance » chez Deutz-Fahr permet de compenser des devers jusqu’à 20 %, de même pour la Laverda 306 SP qui y ajoute une surface de séparation augmentée par rapport à sa petite soeur la M 306.
Les conditions de récolte à la limite de la portance des sols dans de nombreux endroits ont causé des dommages qu'il ne sera pas facile de réparer tant les sols restent encore gorgés d'eau. Benoît Sagé, adhérent de Base 53 et adepte des TCS depuis une dizaine d'années, a répondu à nos questions.

Quelle est la situation des sols après la moisson ?
Elle est très variable. C'est vrai que les chantiers de récolte ont créé des tassements parfois très importants. Mais les premières parcelles récoltées ont été beaucoup moins matraquées que les dernières. On remarque aussi que les sols qui ont le plus souffert sont souvent des sols labourés. Les sols non travaillés (techniques culturales simplifiées ou sans labour) et surtout les sols entretenus avec des couverts végétaux se sont montrés beaucoup plus portants.
Lorsque les sols sont tassés avec des ornières profondes, est-ce qu’il sera possible de se passer du labour ?
Savoir la meilleure conduite à tenir aujourd'hui n'est pas facile. Il va falloir juger au cas par cas. Personnellement, je vais tester différentes conduites. Lorsque les passages de roues sont très marqués, je passerai peut-être un décompacteur si le sol est bien ressuyé. Je voudrais éviter de retravailler le sol avec un outil, genre déchaumeur, car cela casserai toute la structure qui s'est mise en place année après année. De plus, cela fait lever beaucoup de mauvaises herbes qui vont gêner l'implantation des couverts. Par ailleurs, on peut voir une très grande quantité de vers de terre en surface. Leur action sera peut-être suffisante pour ne pas avoir à passer d’outils.
Les sols restent humides, n’y a-t-il pas un risque à vouloir les travailler dans cet état ?
En effet, c'est toute la difficulté cette année. Je compte les assainir avec des couverts végétaux. Avec l’humidité présente et la chaleur qu’on est en droit d’espérer, la production de biomasse devrait évaporer assez d’eau et la diffusion des racines, restaurer la structure du sol. Mais je veux éviter d’intervenir au printemps parce que les conditions ne sont jamais bonnes. Et pour les cultures d'hiver, le mieux serait de pouvoir les semer directement, une semaine après la destruction du couvert au glyphosate.
Propos recueillis

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