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Eau - 03-01-2018 - Frédéric Gérard

Qualité de l'eau : "Protéger ceux sans qui l’ambition de protéger la qualité des eaux n’est pas atteignable”

Pour Eric de Sorbay, “un débat de société” doit être engagé : comment faire porter la totalité des contraintes contre les pollutions diffuses aux seuls agriculteurs, et aux propriétaires, sans contrepartie financière ?

Pour Eric de Sorbay, “un débat de société” doit être engagé : comment faire porter la totalité des contraintes contre les pollutions diffuses aux seuls agriculteurs, et aux propriétaires, sans contrepartie financière ?


En Mayenne, syndicats de la propriété privée rurale (SDPPR53), des propriétaires forestiers et des exploitants de plans d’eau voient les conséquences des lois sur l’eau sur la gestion du patrimoine agricole d’un même œil : en plus de cinquante ans, les lois sur l’eau, directives européennes et réglementations plus locales n’ont pas permis d’atteindre les objectifs de bon état des eaux. “Les pollutions ponctuelles ont été jugulées, mais la pollution diffuse  s’est plutôt aggravée.”


L'image du pollueur-payeur


Ce constat révèle l’inefficacité des réglementations mises en place depuis des années, autour des métiers de l’agriculture, note le nouveau président du SDPPR 53, Eric de Sorbay (1). “Ce n’est pas le fondement de ces contraintes qui est remis en cause, c’est plutôt leurs applications sur le terrain. On dit que l’eau paie l’eau (par les redevances), mais aujourd’hui on commence à discuter du budget des Agences de l’eau… Et ces agences ont une image du pollueur-payeur, alors que sur le terrain, les gens n’ont plus l’impression de polluer tant que ça.

Les impératifs d’équilibre budgétaire se heurtent à la nécessité de mettre en place des mesures incitatives. Sans lesquelles, demeure une “incapacité économique à s’adapter techniquement” aux exigences environnementales, souligne le président du SDPPR 53. “La loi sur l’eau illustre très bien les enjeux du moment : la qualité est demandée, sans contrepartie.”


Mettre en valeur les efforts


Comment faire ? “On est capable de mettre en place des contraintes énormes sur une profession en général, sans pouvoir être capable de mettre en valeur ces pratiques.” Eric de Sorbay plaide pour retrouver ces efforts “sur les étiquettes” des produits. Si l’Etat ne peut protéger les prix agricoles, “l’Europe peut protéger ceux sans qui son ambition de protéger la qualité des eaux n’est pas atteignable”. C’est-à-dire les exploitants et propriétaires ruraux.

Les bailleurs jugent qu’il est temps de “travailler avec les exploitants pour transformer notre économie agricole”. Parmi les pistes des propriétaires : “donner plus de souplesse au statut du fermage”. “Un drainage, une zone de captage, un ruisseau, les trames verte et bleue, etc., ont forcément un impact sur la location”, sur le montant du loyer, insiste Eric de Sorbay. Or, “c’est en France que les terres sont les moins chères d’Europe, et c’est en Pays-de-la-Loire qu’elles sont les moins chères de France…”


Frédéric Gérard


(1) Elu en septembre dernier.



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