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Herbe - 30-03-2007

Gestion et digestion des prairies

Depuis une trentaine d’années, les surfaces en prairies reculent sensiblement en France. Dans un récent rapport, intitulé La prairie : un enjeu économique et social, l’Institut de l’Elevage a donc choisi de défendre l’herbe. L’équipe à l’origine de ses travaux, du Groupe d’économie du bétail (Geb), rappelle l’utilité des surfaces herbagères pour l’environnement (1) et milite pour que soit conservée une PMTVA couplée à la production ainsi que le maintien des aides du second pilier de la Pac (MAE, CTE, ICNH, PHAE, etc.). « L’abandon ou le recul du soutien du 2e pilier associé au découplage de la PMTVA pourrait être le coup de grâce à l’herbe » met en garde le Geb.
Une stabilisation des surfaces, notamment en Pays-de-la-Loire
Entre 1970 et 2000, les surfaces françaises en prairies permanentes ont fortement diminué, passant de 12,5 millions d’hectares à un peu plus de 8 millions ha. En cause : la hausse des hectares consacrés au maïs ensilage et aux céréales. Avec, depuis une vingtaine d’années, une réduction de 30 à 40 % des effectifs en vaches laitières, « faisant la part belle au Holstein et concentré aux détriments de l’herbe ».
L’équipe du Geb note cependant depuis 2000 une « stabilisation » des surfaces en herbe, notamment dans les régions du Centre, de Poitou-Charentes et des Pays-de-la-Loire. L’ONIGC (office des grandes cultures) constate même pour 2006 une légère augmentation des surfaces, qui pourrait provenir « de la mise en place des DPU qui incitent à convertir en prairies des terres arables à faibles marges ».
Développement des cultures énérgétiques
Mais cette tendance récente pourrait être contrariée par la hausse sur le prix des céréales et des oléoprotéagineux, « qui pourrait se retrouver renforcée avec les engagements pris en matière de développement des cultures énergétiques », craint l’Institut. D’où l’importance de poursuivre le soutien à l’herbe. « Toute remise en cause de la prime à l’herbe, quel que soit son nom, et des autres mesures du second pilier, entraînerait l’abandon d’un grand nombre de ces systèmes et en même temps, on peut le craindre, celui d’une activité productrice à la fois de biens publics et de biens physiques », estime l’Institut. « La qualité de l’eau, la fixation de carbone, l’économie d’énergie fossile et de produits phytosanitaires, autant de facteurs en effet corrélés positivement avec la place de l’herbe dans les systèmes d’élevage », souligne le rapport.
Dans ce document, le Geb prend ainsi le contre-pied d’un rapport de la FAO paru en décembre 2006, Livestock’s long shadow : environnemental issues and options. Celui-ci mettait en cause l’élevage bovin par rapport à l’environnement et la place trop grande des surfaces agricoles accordées à l’élevage et notamment aux prairies.

(1) Une observation du rapport met en avant le rôle de l’herbe dans la reconquête de la qualité des eaux de l’Ouest, sujet d’actualité brûlant, notamment en Bretagne.
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