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Pays de la Loire - 02-03-2007

En Maine-et-Loire,tous pour parler de l'eau

Le collectif de l’eau et la Confédération paysanne la réclamaient depuis fin 2004. La première conférence de l’eau a réuni près de 150 acteurs et décideurs pour dresser un état des lieux sur les plans qualitatif et quantitatif. Objectif : « Aller au-delà des prises de position afin d’agir à moyen et long terme », selon Bruno Petit, chargé de communication de la préfecture de Maine-et-Loire. Premier constat, formulé par le préfet et repris par l’animateur Denis Cheyssoux à l’issue de la réunion : « La question de l’eau, c’est moins conflictuel qu’avant. » C’est déjà ça.
Il ne s’agissait là que d’une première étape, puisqu’une conférence devrait être organisée chaque semestre, pour aborder des thématiques plus précises. La prochaine, probablement à la fin de l’été, portera sur la qualité de l’eau. Et un observatoire de l’eau sera créé prochainement, afin de réunir des informations objectives et précises.
« Soutenir la luzerne »
La réunion aura donc servi essentiellement à dessiner les contours des différentes problématiques. L’occasion pour Gérard Moguedet, directeur de l’UFR Sciences de l’Université d’Angers, de rappeler que le cénomanien (vallée de l’Authion), « même si le mot fait peur, est à sanctuariser, à réserver à certains usages ». Avril Chopineau, de la DDA, a profité de l’occasion pour rappeler pourquoi des mesures sévères de restriction ou interdiction sont prises en périodes d’étiage : « Les prélèvements aggravent la situation et peuvent compromettre la santé des riverains. ». Elle préconise, pour éviter le gaspillage, de s’orienter vers des démarches d’irrigation collective, comme c’est le cas dans le bassin de l’Evre. Pour le conseiller général PS Philippe Bodard, il conviendrait de « subventionner la protéine de luzerne, qui se
substitue parfaitement au maïs ». Et ainsi éviter le gaspillage d’eau. « Une agriculture plus économe en eau c’est une agriculture qui sait se sécuriser », complète la vice-présidente de la Sauvegarde de l’Anjou, Florence Denier-Pasquier, qui estime qu’il faut réorienter l’agriculture vers d’autres pratiques. Etienne Heulin, de la Confédération paysanne, boit du petit lait. Lui, déplore les effets « néfastes » de la Pac 92, et pense « qu’il n’est pas incompatible d’avoir un nombre d’irrigants plus importants avec des surfaces irriguées beaucoup plus faibles ». Il regrette au passage la hausse fulgurante des surfaces irriguées depuis vingt ans : en 1988, le Maine-et-Loire en comptait 26 600 ha pour 3 586 exploitations irrigantes. En 2005, la surface irriguée était de 47 000 ha pour 2 500 exploitations irrigantes.
Réviser le PAD ?
Si les agriculteurs sont, sans surprise, un peu stigmatisés, Jean-François Cesbron, président de la chambre d’agriculture, entend bien « améliorer les pratiques d’irrigation » et souhaite « trouver des compromis entre les usages agricoles et les autres usages ».
Quant à l’aspect qualitatif de l’eau, « nous avons un défi à relever, il faut utiliser moins d’intrants » reconnaît Jean-François Cesbron qui veut « produire mieux en utilisant moins ». Philippe Bodard souhaite, lui, « une contractualisation pour une agriculture moins intensive autour des sources et en bordure des cours d’eau ». Pour le président du conseil général, Christophe Béchu, « les éléments liés à la qualité de l’eau feront partie de ce qui pourrait être révisé dans le projet agricole départemental ».

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