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Élevages > Un film pop sur l'histoire de la sélection bovine
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Élevages - 14-11-2016

Un film pop sur l'histoire de la sélection bovine

DOCUMENTAIRE

Quelques lignes écrites dans l'Avenir agricole, en juin  2012, sont à l'origine du documentaire scientifique Et l'Homme créa la vache qui sera diffusé le 19  novembre sur Arte. Sur un ton décalé, il traite de la grande histoire de la sélection bovine mais aussi de la fascination des scientifiques pour le gène animal.

Dans un film qui se veut “humain, sans concession mais sans jugement, et toujours respectueux de chacun”, Jean-Christophe Ribot livre une histoire intelligente et pédagogique.

Dans un film qui se veut “humain, sans concession mais sans jugement, et toujours respectueux de chacun”, Jean-Christophe Ribot livre une histoire intelligente et pédagogique.


C'est sur une belle séquence de vente aux enchères, tournée à la station de sélection de Lanaud, à Limoges, que s'ouvre le documentaire. On y découvre le premier personnage de l'histoire : Léon, un jeune taureau limousin, vendu fort cher, qui devra assumer sa fonction de reproducteur. De la domestication jusqu'à la révolution génomique, le film brosse la grande évolution de la sélection animale et propose un voyage “dans le règne du gène animal”. Cette histoire, si proche des éleveurs, puise son origine dans un article publié dans nos colonnes en juin 2012. “Je suis tombée sur un texte intituléVaches de demain, le grand défi. Il était question des qualités qui pourraient être celles des vaches dans l'avenir : vache basse consommation, vache santé humaine, vache export. Et de m'interroger : Qu'est ce que ça veut dire ?”explique Nathalie Barbe, journaliste à L'Avenir agricole et co-auteure du documentaire. La curiosité a alors laissé place à l'enquête. Après un an de travail, les dix lignes de l'article ont donné naissance à un scénario d'une vingtaine de pages. En découvrant l'histoire, Arte a dit banco. Elle a confié sa réalisation à Jean-Christophe Ribot (L'aventure Rosetta, Primates des Caraïbes, Les villes du futur).


Rapport homme animal


“A travers cette histoire scientifique de la domestication des vaches, nous avons voulu porter une réflexion à la fois joyeuse et saisissante sur l’évolution des rapports entre les humains et les animaux domestiques. Avec toutes leurs contradictions : le pouvoir des éleveurs sur leurs bêtes mais aussi leur attachement, la folle fascination scientifique mais aussi la quête de connaissance sur le vivant, la chosification des animaux mais également la curiosité pour cet autre rapport au monde qu’incarnent les bêtes. Tous les personnages du film - qui ont joué le jeu et accepté que nous les filmions dans leur travail - incarnent ces rapports contrastés aux animaux qui nous nourrissent” explique le réalisateur. La présence dans le film de la philosophe Vinciane Despret et de l’écrivain Jean-Christophe Bailly “met de la distance dans notre rapport à l'alimentation. C'est comme une réconciliation sans tabou” souligne Nathalie Barbe. Frère d'un éleveur basé en Loire-Atlantique, le producteur du film, Thierry Derouet (Bonobo Productions), a lui aussi été séduit par l'histoire. “Il y a une telle méconnaissance du monde agricole que ce film était nécessaire. Pédagogique, il remet du lien entre la réalité du métier d'éleveur et le grand public. La morale de l'histoire, c'est que les éleveurs doivent garder la main sur la génétique et
rester un rempart contre les dérives scientifiques.”


Des tournages en Pays-de-la-Loire

Quelques séquences du film ont été tournées dans notre Région. Par exemple les Aurochs “reconstitués” du site préhistorique des grottes de Saulges, en Mayenne. La laiterie Saint-Père, à Saint-Père-en-Retz (Loire-Atlantique), a accepté d’ouvrir ses portes à l’équipe de tournage. Notons la présence aussi de Didier Lhuissier, éleveur de Rouge des Prés en Sarthe. Enfin, personnage essentiel, le taureau Jocko Besné renaît à travers des images d’archive et le témoignage de son découvreur, Moïse Beaumard, enregistré à Blain (Loire-Atlantique).


Le film est diffusé ce samedi 19 novembre sur Arte. 

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