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Bovins lait - 19-08-2016

L’alimentation des vaches laitières influe-t-elle sur les mammites ?

NUTRITION ////Le lien entre l’alimentation des laitières et les mammites est aujourd’hui clairement établi. Mais quel est l’impact des différents composés ? L'Idele et ses partenaires dans le cadre du plan "Mammites, j'anticipe", font le point sur la question.

Le risque d'infection mammaire est augmenté par l'affaiblissement des défenses immunitaires de l'animal, la dégradation de l’état de la mamelle et la contamination bactérienne accrue du milieu. L’alimentation n’a pas d’effet direct sur le risque d’infection mammaire. Cependant, les transitions alimentaires, les déséquilibres ou les déficits alimentaires peuvent fragiliser les défenses immunitaires de l’animal. Il faut donc apporter la plus grande attention à l’alimentation et analyser les différentes pistes en cas d’augmentation du nombre de mammites.

1. Un rationnement équilibré en énergie et en protéines

La perte de poids en début de lactation augmente le taux de mammites cliniques. Elles peuvent provenir d’un déficit énergétique en début de lactation (insuffisance de l’ingestion de l’animal ou de la densité énergétique de la ration), mais aussi d’un excès énergétique de la ration pendant le tarissement. Dans ce cas, il en résulte un engraissement excessif suivi d’un amaigrissement important en début de lactation du fait d’une capacité d’ingestion limitée au regard des besoins croissants.

Sur le terrain, l’excès d’azote est souvent considéré comme favorisant l’apparition de mammites. Cependant, les études montrent que le niveau azoté de la ration en lactation ne peut pas, à lui seul, être déterminant dans la fréquence de l’apparition des mammites.

Les éleveurs observent aussi une augmentation du nombre de mammites au moment de la mise à l’herbe. Ce phénomène qui ne dure que quelques jours, peut s’expliquer par un accroissement de la contamination bactérienne du milieu, notamment en raison de bouses plus liquides.

2. Les vitamines et minéraux

Plusieurs micronutriments sont impliqués dans le bon fonctionnement du système immunitaire, en particulier les vitamines E et A, le ß-carotène, le cuivre, le sélénium, le zinc ou le fer. Des carences ou des excès de ces éléments peuvent induire des dysfonctionnements rendant les vaches plus sensibles aux infections mammaires (voir tableau).

3. Les maladies métaboliques

La cétose ou acétonémie provoque une diminution de la capacité de phagocytose des globules blancs et donc des défenses immunitaires des animaux. La baisse d’appétit engendrée par l’état de cétose induit également un temps de couchage plus important et donc une augmentation du risque d’entrée de germes via la litière. Pour prévenir les cétoses, il faut éviter la suralimentation avant le vêlage, couvrir les besoins en énergie et en azote en début de lactation, favoriser l’ingestion à l’aide d’une bonne gestion de la transition et le choix de fourrages ingestibles et digestibles.

Quant à l’acidose, certains auteurs pensent qu’elle a un lien avec les mammites. Le mécanisme envisagé serait une augmentation de la présence des bactéries dans les litières, causée par les diarrhées des animaux. De plus, les vaches en sub-acidose ruminale diminuent leur ingestion pour limiter l’acidification du rumen. De ce fait, elles se déplacent moins et restent plus longtemps en position couchée. Cet effet est aggravé par les troubles locomoteurs favorisés par l’état de sub-acidose.

4. L'œdème mammaire

L'œdème mammaire (qui apparaît autour du vêlage et le plus souvent sur les primipares) est favorisé par une alimentation trop riche en sels (sodium, potassium) ainsi qu’un apport trop important d’énergie avant vêlage. Il peut entraîner de nombreuses complications :

* rétention lactée, d'où une mauvaise vidange de la mamelle

* difficultés de l’animal à se lever provoquant un contact des sphincters ouverts avec les bactéries présentes dans la litière

* traite difficile et possibles chutes du faisceau trayeur entrainant des entrées d’air.

tableau = Conséquences de carence ou d'excès en vitamines et minéraux sur les risques d’infections mammaires et complémentation nécessaire. Source Idele

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