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Grandes cultures - 05-08-2016

Culture d’hiver ou de printemps pour ma parcelle ?

Une fois le choix de l’espèce arrêté (pois, féverole ou lupin), reste à définir si la culture sera de printemps ou d’automne. Cinq critères vont entrer en jeu pour déterminer le type.

1/ Le risque de gel

En cas de gel fréquent, la prudence est de mise face aux cultures d’hiver. «  Le pois d’hiver est la culture qui résiste le mieux, jusqu’à - 15°C si le gel arrive progressivement », affirme Agathe Penant de Terres Inovia. La féverole supporte des gelées à - 8°C à condition qu’elle soit semée à 7 cm de profondeur au minimum. Le lupin montre une faible résistance par rapport à ses cousins.

2/ Le type de sol

«  Les trois cultures sont sensibles aux excès d’eau. » Dans les sols hydromorphes en hiver, mieux vaut privilégier les cultures de printemps. A l’inverse, si la parcelle présente des difficultés de ressuyage au printemps, les cultures d’hiver seront plus adaptées. Dans les limons battants, les cultures d’hiver sont à exclure. «  Selon les conditions de l’année, on implantera ou non une culture de printemps dans ce type de terres. »

3/ Le besoin en eau

Les protéagineux sont sensibles au stress hydrique à partir du début floraison. Le besoin en eau est maximal du début de remplissage des grains à la fin du stade limite d’avortement. «  Le risque de déficit hydrique s’étale donc de mi avril à fin mai pour les cultures d’hiver et de mi mai à fin juin pour les cultures de printemps. » Analyser la profondeur de sol exploitable par les racines évitera bien des déconvenues. En sol moyen ou profond (40 à plus de 60 cm de profondeur), les deux types de culture donneront satisfaction. «  Attention toutefois à la féverole de printemps qui est plus exigeante en eau. » En terres superficielles ou caillouteuses (moins de 40 cm), les cultures d’hiver sont à préférer afin de limiter le risque de stress hydrique en fin de cycle.

4/ Les maladies et ravageurs

Le cycle long des cultures d’hiver les rendent plus exposées aux maladies, ascochytose et botrytis en particulier. «  Surtout le lupin qui reste en place onze mois. » En revanche, grâce à leur floraison plus précoce, elles échappent aux thrips et sitones et partiellement au risque de bruche. Quant aux pucerons, «  le lupin n’y est pas sensible. »

Les cultures de printemps sont moins sujettes aux maladies. Mais leur cycle tardif augmente les risques d’attaque des ravageurs. «  Si la récolte est destinée à l’alimentation humaine ou aux semences, des exigences de qualité sont à satisfaire. Donc attention aux bruches et aux tordeuses ! »

5/ Les périodes de travail

Autre paramètre à prendre en compte et non des moindres, le planning de travail. Les cultures d’hiver s’implantent en novembre, après les chantiers d’ensilage et les semis de céréales, «  sauf le lupin qui se sème en septembre ». Elles se désherbent à l’automne ou au printemps et se récoltent en juillet, avant les céréales. Les cultures de printemps sont semées en février mars et se désherbent entre février en pré levée et avril en post levée. «  Il y a moins d’application fongicides à réaliser et potentiellement plus d’insecticides. » La récolte a lieu en août, voire début septembre pour les secteurs les plus tardifs.

Légende tableau : Le risque de gel et le type de sol influence le choix entre une culture d’hiver et une culture de printemps.

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