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OGM

Les entretiens d’Angers, c’est un lieu de débat, de vrai débat sans langue de bois sur le monde agricole. Et cette année, Guy Laluc, l’organisateur, a choisi d’aborder les OGM. Auteur de La Guerre secrète des OGM, Hervé Kempf sera de la partie. Ce journaliste est spécialiste des questions environnementales. « Depuis les années quatre-vingts, les promoteurs des OGM veulent les imposer sans débats, sans études suffisantes. Aux USA, les OGM se sont développés en catimini. En France, les gouvernements successifs, l’administration ont toujours été partisans des OGM » souligne Hervé Kempf.
« On n’écoute pas la base »
« L’opposition est forte car on refuse le débat. Les Français ont le sentiment qu’on veut leur cacher des choses. Depuis 1996, la seule réponse qui est donnée aux opposants est un rapport de force. La conférence des citoyens de 1998, la dernière mission d’enquête parlementaire ont pourtant été des avancées positives. Elles ont rendu des conclusions et des recommandations sensées et modérées sur les OGM, mais ces idées n’ont pas été suivies d’effets. Les maires ont pris des arrêtés contre les OGM. Encore une fois, les maires ne sont pas des écologistes forcenés. Pourtant, personne n’en tient compte. Le débat est contraint et on avancera, on continuera à avancer et à développer les OGM. »
Si aux États-Unis, les OGM sont largement utilisés, aucune enquête épidémiologique ne peut certifier qu’ils n’ont aucun impact sur la santé. « La question du risque d’exposition à long terme est donc loin d’être tranchée. » Les oppositions viennent aussi du monde agricole et d’autres pays européens (Grèce et Italie) : « Les OGM sont souvent perçus comme un frein au désir de créer un autre modèle agricole, un modèle moins productiviste. Dans cette opposition, il y a aussi des éléments positifs qui ressortent. »
Le débat illustre-t-il le divorce entre les élites et la population ? A cette question, le journaliste répond par un « Oui » sans hésitation. « On n’entend pas ce qui est dit en bas même lorsque les idées sont exprimées dans le calme comme avec les arrêtés municipaux. Le débat illustre les difficultés de la classe dirigeante à écouter la base. » Pour le reste, rendez-vous à Angers.
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