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Pays de la Loire - 13-05-2016

Le SDREA incite-t-il à l’agrandissement ?

PolEmique //// Pour permettre à l'administration de départager deux candidats, le Schéma directeur régional définit un coefficient économique par actif. Certains syndicats craignent que cela n'ouvre grand les portes à l'agrandissement général des exploitations. Faux, répond l'administration.

Les équivalences entre les productions sont basées sur le critère du revenu. Ce revenu est évalué à 30 000 euros par actif, un chiffre qui n'est pas contesté. Ce qui provoque quelques remous, c'est le nombre d'unités de production jugées nécessaires pour dégager ce revenu disponible. Il a été estimé à partir des éléments statistiques de la Draaf et des Chambres (étude “typologie des exploitations agricoles des Pays-de-la-Loire”). Ainsi, en lait, il faut 305 000 litres par actif, en allaitant système naisseur il faut 120 mères, en naisseur engraisseur il en faut 95. Ces seuils seraient-ils surestimés ? C'est ce que pensent la Confédération paysanne et la Coordination rurale, qui craignent que ce nouveau schéma ne finisse par inciter à l'agrandissement. “Il n'y a pas besoin d'autant de volumes pour obtenir un tel revenu”, juge par exemple la Confédération paysanne qui regrette l'absence de seuils dégressifs par actif. “Quand un jeune s’installera, il risque de se dire ‘Je vais essayer de produire le plus possible, de tendre au maximum vers ces valeurs puisqu’après il sera trop tard’”, se dit Jean-Yves Piveteau, animateur à la Confédération paysanne des Pays-de-la-Loire. “C’est certain, les gens qui veulent se développer vont se baser là-dessus”, renchérit le président de la Coordination rurale des Pays-de-la-Loire Laurent Rivereau. “Avec les niveaux et coefficients requis en moyens de production, comment au niveau humain et social un agriculteur pourra-t-il détenir seul 120 vaches et assumer toutes les tâches d'une exploitation de cette dimension ?” s'interroge-t-il. Il craint que “ce plafond ne risque trop souvent de devenir le seul objectif, avec tous les risques que cela comporte”. “Ce ne sont pas des valeurs cibles, c'est une méthode de calcul, qui n'est pas pour définir si l'exploitation va dégager tel ou tel revenu mais juste pour comparer deux exploitations”, rassure Fabienne Poupard, directrice adjointe de la Draaf. Au contraire, “notre schéma lutte contre l'agrandissement, l'idée reste bien de privilégier les petites exploitations qui voudraient s'agrandir”.

Des seuils surestimés ?

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