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Herbe - 26-06-2001

Le pâturage fait salon à Nouvoitou

Mercredi 30 mai, vers 10 h, une trentaine d’agriculteurs se regroupe devant la tente blanche du commissariat général du salon de l’herbe. « On est parti à 4h du matin d’Yvetot » explique un jeune, les yeux cernés. Ces Normands ont fait le déplacement à Nouvoitou, en Ille-et-Vilaine, pour suivre la visite expert sur le pâturage. Dans un salon qui, par ailleurs, fait une large place aux démonstrations des constructeurs, ce parcours technique a séduit les visiteurs. Sur le site, pour expliquer le principe du pâturage tournant, la chambre d’agriculture d’Ille-et-Vilaine a installé une douzaine de mini paddocks.

L’un des meilleurs fourrages

« L’herbe feuillue est l’un des fourrages les plus riches » commence d’emblée Guylaine Trou, technicienne à la chambre d’agriculture. Ainsi, un ray-grass anglais pâturé au bon stade a une valeur nutritive moyenne de 0,9 à 1 UFL/kg de MS (unité fourragère laitière par kilogramme de matière sèche) et 100 g de PDI (protéines digestibles dans l’intestin). Les performances suivent : en moyenne, 25 kg de lait par jour au printemps.
En conséquence, si le troupeau dispose à volonté d’une herbe de bonne qualité, l’éleveur peut réduire son coût alimentaire. « Dans tous les essais, on gagne au mieux 1 kg de lait pour 1 kg de concentré en plus » poursuit Guylaine Trou. Une impasse sur la complémentation est possible pour les éleveurs qui recherchent avant tout la simplification du travail et une conduite économique. « Dans des systèmes où beaucoup de vêlages se font au printemps, attention de ne pas pénaliser la reproduction ». Dans ce cas, un apport de 3 kg de concentrés par vache laitière et par jour est préconisé en fin d’hiver et début de printemps. Enfin, « pour les éleveurs qui misent sur la performance, on conseille 5 kg par vache laitière et par jour en hiver et au printemps et 3 kg maximum en automne ».

S’il simplifie le travail, le pâturage reste complexe à cause du déséquilibre fréquent entre l’offre fourragère, variable suivant les conditions climatiques, et les besoins du troupeau. Quand mettre à l’herbe ? Quand fermer le silo ? Quel chargement prévoir ?

Prendre des jours d’avance

L’ITCF, l’institut technique des céréales et des fourrages, a mis en place une méthode simple pour faciliter la gestion du pâturage. A l’aide d’un herbomètre, l’éleveur fait des mesures de la hauteur d’herbe. Une calculatrice préprogrammée traduit cette mesure en jours d’avance de pâturage. « En production laitière, on conseille 12 à 15 jours d’avance » explique Yann Le Gallic, de l’ITCF. « Si les stocks d’herbe sont plus importants, l’éleveur peut retirer une parcelle du pâturage pour la fauche. A l’inverse, si le stock est faible, on peut ouvrir le silo ». Dans la méthode, la croissance de l’herbe est estimée suivant des données régionales. « Cette année, avec le retard sur la mise à l’herbe, on a une saison du pâturage courte, il est important de l’optimiser ».
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