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Bovins viande - 01-03-2016 - Rémi Hagel

Jean-Claude Pichon fera son dernier tour
 de piste avec Epatente, six fois championne

Rouge des prés

En septembre au National, les éleveurs ont rendu hommage au Mayennais Jean-Claude Pichon. Il prend sa retraite le 1er  mars. Le 4  mars, il foulera une dernière fois le ring de Paris, avec sa championne invaincue, Epatente.

Lépatent, né en le 30 décembre 2015 (fils d’Ecran), accompagnera sa mère Epatente. Si elle emportait le concours pour la quatrième fois, Jean-Claude Pichon finirait sa carrière en apothéose.

Lépatent, né en le 30 décembre 2015 (fils d’Ecran), accompagnera sa mère Epatente. Si elle emportait le concours pour la quatrième fois, Jean-Claude Pichon finirait sa carrière en apothéose.


Messi peut aller se rhabiller : Epatente, 7 ans, a remporté six fois d'affilée le titre de grande championne au concours national de la Rouge des prés. Elle a aussi gagné trois fois au Sia. “Pour moi, être titré à Paris, c'est le summum” confie Jean-Claude Pichon. “C'est là que sont les plus beaux animaux” estime l'éleveur d'Argenton Notre-Dame. Le 4  mars, lors du concours, il aura évidemment “un petit pincement”, pour sa dernière, sa 17e participation ! Epatente, accompagné de son veau Lépatent, tentera la passe de quatre, pour finir en beauté.

Une sélection qui a marqué la race


Le Mayennais était monté à la capitale pour la première fois en 1983, avec Rabel. Ce taureau est à l'origine de la lignée qui a fait la renommée de ce sélectionneur. Une trentaine d'années et plusieurs générations plus tard, on retrouve Epatente (dont l'ascendance est issue d'autres taureaux marquants : Trivacton et As). Elle surclasse toutes ses concurrentes, avec un gabarit exceptionnel, tant par le squelette que le muscle. Prix de beauté, mais aussi très bonne mère et un intervalle vêlage-vêlage de 362 jours.


Le frère d'Epatente n'est autre que Forban, champion l'an dernier à Paris et au National, aujourd'hui en Anjou chez Anthony Gervais. On comprend pourquoi le directeur de l'OS Albéric Valais disait en septembre dernier que “le travail de sélection[de Jean-Claude Pichon] a marqué la race”.


Aucune femelle achetée


Le 1er mars, l'éleveur aura pris une retraite bien méritée, et attendue : “Je suis content d'arrêter le métier, car c'est stressant. On travaille avec du vivant. Tant que vous n'arrivez pas au bout, vous n'avez rien. Une grippe et votre veau peut mourir.” Jean-Claude Pichon est un amoureux inconditionnel de sa race. “Je me suis installé en 1980 rien que pour la Maine-Anjou. C'était la Maine-Anjou ou rien. C'est une race que j'ai toujours aimée, très calme.” Il a démarré avec seize vaches, pour croître jusqu'à une cinquantaine. “Cela n'a pas toujours été simple, mais je ne regrette pas mon parcours.” Poursuivant le travail entamé par ses parents, il a d'abord apporté du muscle, puis à mi-carrière ramené du squelette. “Je n'ai acheté aucune femelle depuis mon installation.” Des taureaux de station, si : Idole, Neptune, Trivacton, As, Ecran, etc. Son cheptel affiche aujourd'hui des index flatteurs : 104 en squelette, 102,8 en croissance, 104,1 en facilité de naissance, 105,8 en synthèse sevrage.

Alors oui, un petit pincement à Paris, mais Jean-Claude Pichon part rassuré : c'est son gendre qui va poursuivre ce travail de sélection et de passion.


Rémi Hagel


Concours : vendredi 4  mars, de 14h à 16 h 30.



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Catégories : Salons Concours

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